J'avais promis une suite au blog, avec un peu de retard, elle est là! En relisant les derniers posts, je me rends compte que tout ou presque a été dit sur notre périple. Après le dernier envoi de nouvelles, nous avons simplement profité de notre dernière journée à New-Delhi, en écumant les boutiques pour dépenser nos derniers roupies en souvenirs et autres vêtements. La fatigue commençait vraiment à se faire sentir, d'autant qu'il n'y avait plus la motivation de découvrir quelque chose le lendemain. Il ne nous restait plus qu'à attendre à l'aéroport, et prendre 2 avions pour se retrouver au pays. En fin d'après-midi donc, nous nous sommes rendus à l'aéroport pour tout d'abord récupérer nos sacs à la consigne, et heureusement, ils y étaient encore! Ensuite, « comme d'habitude », la longue attente dans les terminaux, la galère pour trouver le comptoir d'enregistrement, la queue (quoique durant tout le voyage, nous avons réussi à enregistrer dans les premiers, et donc avoir des sièges l'un à côté de l'autre), puis à nouveau l'attente, et enfin l'embarquement. Pas de bonne surprise dans l'avion, encore une fois, pas de télé individuelle (on devient vite éxigeant...) mais le vol décollant à 0h30 et arrivant à Helsinki à 8h30, le trajet sera exclusivement consacré au sommeil. Cela présente l'inconvénient de ne pas pouvoir profiter des paysages, mais ça passe beaucoup plus vite! La dernière escale en Finlande sera très rapide, et nous embarquons enfin sur le dernier vol direction Paris. Dernier petit coup de stress en attendant les bagages (depuis que le sac d'Emilie n'est pas arrivé en même temps que nous à l'île Maurice, nous sommes méfiants...), mais tout se déroule sans encombres.
CEST SUR, ON EST EN FRANCE!
Rapidement, nous nous dirigeons vers une navette pour la gare de Lyon, et là, première claque, 14 Euros par personne. A ce prix là en Inde, tu fais environ 1000Km en bus... Sans être obsédé par l'argent, il est vraiment difficile de reprendre ses repères, de recoller à la réalité. Tu penses toujours en Roupies, et tu imagines ce que tu aurais pu acheter avec ça en Inde. Il faut vite arrêter ça, sinon tu deviens fou! Donc après un petit repas à la gare (un bon bout de boeuf, ça faisait longtemps), nous prenons place dans notre train, direction Riom. La aussi, ça fait bizarre. Le train ne s'arrête pas toutes les 10 minutes, et personne ne passe pour vendre du tchai. C'est donc sans encombres que nous arrivons à Riom, sans trop réaliser que c'est terminé. Nous allons retrouver Babeth (la maman d'Emilie pour ceux qui ne connaissent pas) à son travail, où nous retrouvons également Micheline, et première constatation, le blog a été suivi! Ca fait plaisir, car il y a vraiment des jours où ce n'est pas facile de prendre une heure ou deux pour tenir à jour le carnet de voyage. Mais voir que ça a été suivi nous fait bien plaisir. Nos prochains voyages seront sûrement encore accompagnés de cette forme moderne de journal de bord.
RETOUR A LA REALITE:
Retour le Vendredi soir, fête d'anniversaire le Samedi, et dès le Lundi, Emilie retourne au boulot! Quand je vous dis qu'elle est courageuse! De mon côté, la reprise a été plus douce. Il me restait 2 semaines de vacances avant la reprise, de quoi faire un peu le tri dans les 2000 photos, vider les sacs, et régler quelques détails suite à notre absence durant un mois. Mais maintenant, ça y est, tout repart comme avant. Nous nous replongeons cependant souvent dans ce voyage, en montrant les photos, et partageant nos expériences, et ça nous réchauffe le coeur! Il y a tellement de photos que je ne peux pas tout poster sur internet, d'autant que montrer les photos sans les « commenter » me semble un peu désuet. Alors pour ceux que ça intéresse, il n'y a qu'à demander, nous nous ferons toujours un plaisir de vous faire découvrir un peu plus ce périple.
Merci encore pour tous les commentaires, ne nous lassons pas de les lire, et ils nous ont permis d'avoir le courage de tenir ce blog à jour.
Dernière chose, si vous avez des questions, ou s'il y a des détails particuliers que vous voudriez que je développe, ou des photos spécifiques que vous voudriez voir surtout n'hésitez pas. J'ai un peu de mal à ma replonger totalement dans le voyage pour écrire quelques récits de plus, mais s'il y a des points de détail qui vous intéressent, écrivez-nous.
La bise.
PILOUEMILIE.
vendredi 21 septembre 2007
jeudi 30 août 2007
CA SENT L'AUVERGNE...
Voila, au bois de nos 4 semaines ici, c'est le dernier post envoye depuis l'Inde... Ca fait un peu bizarre de dire ca, on a vraiment l'impression d'avoir passe un long moment ici, le depart nous semble si loin. D'autant qu'aujourd'hui, nous sommes de retour a New-Delhi, pour une escale d'une journee entre 2 avions, et nous jouons un peu les nostalgiques, genre les 2 amoureux qui retournent sur le lieu de leur premiere rencontre. Sauf que cette fois, nous sommes passes ici il y a seulement un mois. Nous sommes retournes manger a l'hotel ou nous avions passe notre premiere nuit, et beaucoup de choses nous ont semble changees. D'une part, nous avions du durant ce mois idealiser un peu nos premieres impressions, d'autre part, nous revenons plus "vieux" de 4 semaines en Inde, et 4 semaines ici, ca change vraiment beaucoup de choses... Nos sentiments sont un peu mitiges quant a notre retour, d'un cote, nous sommes tres contents de retrouver nos amis et nos familles, ainsi que le confort occidental il ne faut pas se le cacher, et d'un autre cote, nous nous rendons compte que ca marque la fin d'une belle "aventure". Et meme s'il y en aura d'autres (nous l'esperons), celle-ci est terminee, et meme si nous en gardons vraiment des souvenirs magnifiques, ca rend un peu amer. Mais bon, nous nous disons aussi dans notre sorte de salade de sentiments nous envahissant au moment du depart qu'il etait temps de rentrer. Nous avions toujours en tete cette notion de temps a passer ici, et maintenant que notre credit est consomme, nous changeons un peu de comportement. La fatique aidant, beaucoup de choses ici nous agacent, a commencer par les rickshaws (Pascal, desormais, nous te comprenons), mais aussi des attitudes, des reactions, et aussi le climat. Nous venons de revenir a Delhi apres 2 semaines dans le sud, ou les temperatures etaient largement supportables. A la descente de l'avion ce matin, nous avons tout de suite retrouve cette sensation d'oppression, d'humidite, typique du nord. Et ca, croyez-moi, ce n'est pas le genre de chose qui vous manque. Bon, on ne va pas trop se plaindre non plus, il parait que le mois d'Aout a ete hivernal en France... ahahaha, ca vous apprendra, la prochaine fois, partez en Inde: un mois en pleine periode de mousson, et seulement 2 jours de pluie!!!!
PETIT RECAPITULATIF:
Vu le manque de temps et l'envie de profiter un peu de l'animation de Main Bazar, je vais me contenter de resumer les derniers jours depuis le dernier post. Nos 2 jours a Mysore se sont passes sans encombres, si ce n'est un insecte retrouve dans le verre de jus de fruit d'Emilie... Entre visites et excursions, nous avons passe notre temps a decouvrir les specialites culinaires de la region, tout ca pour ne pas dire que nous sommes fait peter la panse au resto! Manger avec les doigts des plats epices c'est bien, mais quand tu peux manger du poulet Tandori sur le toit d'un hotel au coeur d'un beau jardin, c;est pas plus mal. La fin du voyage c'est ca aussi, on profite, en ayant moins en tete la question de l'argent.
BANGALORE:
Apres ces 2 jours, nous partons pour la derniere etape, Bangalore. Nous arrivons vers 14h, et d'emblee, la ville nous deplait profondement. C'est vraiment crade, bruyant, pollue, et nous avons aterri dans un quartier sans interet. De plus, au bout de 15 minutes, la mousson a pointe son nez, et autant vous dire que son nez, ce n'est pas un pic ni un roc, ni encore une peninsule, mais plutot un continent! Des seaux d'eau qui tombent du ciel, et les rues inondees en 10 minutes. Nous filons donc a l'aeroport, pour attendre l'avion, qui decolle a 5h50 du matin...une belle attente en perspective, que nous comptions passer dans un hotel proche. C'etait sans compter sur le fait que les 3 seuls hotels du quartier facturaient leurs chambres pres de 3000Rs la nuit (60 Euros), soit notre budget total pour 3 jours! Un bonne galere qui restera dans les annales (je vous raconterai plus tard), et finalement, la decision de passer la nuit sur un banc devant l'aeroport... heureusement, un garde bienveillant nous indique la possibilite de rester dans un terminal, a l'abri, en attendant notre vol. Nous sommes donc au sec, au chaud, et en securite, mais impossible de dormir. Decollage a 6h et depart pour Delhi.
NEW-DELHI, Part2:
Donc voila, notre dernier jours, les derniers achats, le dernier post d'ici. J'en enverrai un autre des notre retour pour expliquer plus en detail ces derniers moments, revenir plus precisement sur d'autres (pour ceux qui seraient interesses par le voyage), faire un bilan global et financier, et poster plein de photos et de videos, vous n'avez encore rien vu!
D'ici la, il nous reste a attendre jusqu'a ce soir 23h pour le check-in, puis decollage a 1h du matin, correspondance a Helsinki demain vers 7h, arrivee a Paris vers 9h30, et ensuite, le train jusqu'a la maison.
Merci encore pour les encouragements et les commentaires, mais comme ils disent a la tele, ne ratez pas le dernier episode!
Petits coucous particuliers a Juju et Gegene (profitez en bien Samedi), a Micheline et Martin (meme si notre voyage nous enchante, rien ne remplacera notre escapade au Benin), a Sabrina (qui aurait pu faire un blog sur son voyage en Algerie) et au Bernard Laporte de Cepacat (bien sur qu'on va la gagner la coupe du monde, et au fait, les matches ca se passe chez toi?...!).
La bise.
PILOUEMILIE>
PETIT RECAPITULATIF:
Vu le manque de temps et l'envie de profiter un peu de l'animation de Main Bazar, je vais me contenter de resumer les derniers jours depuis le dernier post. Nos 2 jours a Mysore se sont passes sans encombres, si ce n'est un insecte retrouve dans le verre de jus de fruit d'Emilie... Entre visites et excursions, nous avons passe notre temps a decouvrir les specialites culinaires de la region, tout ca pour ne pas dire que nous sommes fait peter la panse au resto! Manger avec les doigts des plats epices c'est bien, mais quand tu peux manger du poulet Tandori sur le toit d'un hotel au coeur d'un beau jardin, c;est pas plus mal. La fin du voyage c'est ca aussi, on profite, en ayant moins en tete la question de l'argent.
BANGALORE:
Apres ces 2 jours, nous partons pour la derniere etape, Bangalore. Nous arrivons vers 14h, et d'emblee, la ville nous deplait profondement. C'est vraiment crade, bruyant, pollue, et nous avons aterri dans un quartier sans interet. De plus, au bout de 15 minutes, la mousson a pointe son nez, et autant vous dire que son nez, ce n'est pas un pic ni un roc, ni encore une peninsule, mais plutot un continent! Des seaux d'eau qui tombent du ciel, et les rues inondees en 10 minutes. Nous filons donc a l'aeroport, pour attendre l'avion, qui decolle a 5h50 du matin...une belle attente en perspective, que nous comptions passer dans un hotel proche. C'etait sans compter sur le fait que les 3 seuls hotels du quartier facturaient leurs chambres pres de 3000Rs la nuit (60 Euros), soit notre budget total pour 3 jours! Un bonne galere qui restera dans les annales (je vous raconterai plus tard), et finalement, la decision de passer la nuit sur un banc devant l'aeroport... heureusement, un garde bienveillant nous indique la possibilite de rester dans un terminal, a l'abri, en attendant notre vol. Nous sommes donc au sec, au chaud, et en securite, mais impossible de dormir. Decollage a 6h et depart pour Delhi.
NEW-DELHI, Part2:
Donc voila, notre dernier jours, les derniers achats, le dernier post d'ici. J'en enverrai un autre des notre retour pour expliquer plus en detail ces derniers moments, revenir plus precisement sur d'autres (pour ceux qui seraient interesses par le voyage), faire un bilan global et financier, et poster plein de photos et de videos, vous n'avez encore rien vu!
D'ici la, il nous reste a attendre jusqu'a ce soir 23h pour le check-in, puis decollage a 1h du matin, correspondance a Helsinki demain vers 7h, arrivee a Paris vers 9h30, et ensuite, le train jusqu'a la maison.
Merci encore pour les encouragements et les commentaires, mais comme ils disent a la tele, ne ratez pas le dernier episode!
Petits coucous particuliers a Juju et Gegene (profitez en bien Samedi), a Micheline et Martin (meme si notre voyage nous enchante, rien ne remplacera notre escapade au Benin), a Sabrina (qui aurait pu faire un blog sur son voyage en Algerie) et au Bernard Laporte de Cepacat (bien sur qu'on va la gagner la coupe du monde, et au fait, les matches ca se passe chez toi?...!).
La bise.
PILOUEMILIE>
lundi 27 août 2007
PAR OU COMMENCER...?
Tant de choses depuis la derniere fois...comme a chaque post! Et comme a chaque fois, je vais essayer d'etre bref, mais comme a chaque fois, je ne le serais pas... Au moins vous etes prevenus. Pour ceux qui ne veulent pas s'embeter a lire les textes, le lien pour les photos se trouve en bas du post... Mais bon, j'espere ne pas perdre a chaque fois une heure a donner des nouvelles sans que cela n'ai plus de succes qu'un vulgaire appareil photo numerique.
FORT-COCHIN:
Nous avons donc bien assiste au spectacle de Kathakali (reprendre le post plus bas pour ceux qui ne suivent pas). Le guide insistait sur le cote philosophique et historique du spectacle, base sur la danse et le mime. Pour dire vrai, nous n'avons pas compris grand chose. Les acteurs etaient surement tres bon, mais certaines fois, des choses nous depassent, et ca ne sert a rien de se la jouer mec cultive qui trouve un sens a tout, je n'en n'ai pas trouve! Mais bon, le spectacle n'en etait pas moins agreable, d'autant que nous n'etions que deux dans la salle, c'est juste que nous avons du passer a cote de quelquechose... Par contre, autant vous dire que le lendemain matin, nous ne sommes passes a cote de rien! Nous n'avions qu'une matinee pour visiter la presqu'ile de Fort-Cochin. Apres un petit tour de ferry et une visite sommaire du marche et du quartier des pecheurs, nous nous rendons a l'hotel Park, ou Emilie nous avait degote un petit truc pas degueu. Pendant une heure, nous nous sommes offert un peu (beaucoup) de detente, par le biais d'un massage ayurvedique. Pour faire simple, tu te mets completement nu (juste un petit cache-sexe en coton bien ridicule), tu t'allonges sur une table en bois, un mec arrive avec un bol plein d'huile (une femme pour Emilie) et te masse pendant une heure, de la tete aux pieds. Je vous avoue que c'est un peu bizarre de se faire frictioner les fesses par un inconnu (!), mais tu sors de la dans un etat de tranquilite absolue. Et pour continuer dans notre folle matinee, nous nous sommes offert des gambas grillees: un regal. Ca nous a vraiment apporte du repos, de la tranquilite, et une coupure bien appreciee dans le voyage...mais nous sommes vite revenus a la realite!
COIMBATORE:
Dans l'apres-midi, nous avons attrape le 1er bus pour Coimbatore (je vous passe les details de galere pour le trouver), et la, malgre la classe du bus, ca te remet vite les pieds sur terre. Pres de 7 heures de trajet sur des routes certes magnifiques, mais un peu chaotiques. Coimbatore n'etait pas prevue au programme, mais nous avons ete obliges de changer d'itineraire pour cause de trains complets. Vous dire que nous ne connaissons pas la ville ce n'est rien. Nous sommes arrives a 21h sous une pluie battante (l'occasion encore une fois de faire peter les ponchos et d'afficher un style des plus classes...), nous sommes passes a la gare pour prendre un billet pour le lendemain, avons ensuite trouve un hotel plutot pourri en face de celle-ci, et le lendemain a 4h30, reveil pour le depart.
RAILWAY TO HEAVEN:
Donc le lendemain, nous embarquons vers 5h pour Mettupalayam a une heure de la. Nous sommes accueillis par des militaires dans leur wagon reserve, ou ils nous offrent de bonnes places assises, precieuses car nous voyageons sans reservation en classe populaire. Enfin nous y voila, Mettupalayam. C'est pour arriver ici que nous avons galere. En fait, ce n'est qu'un point de depart pour la ville d'Ooty, noter "but final". Nous aurions pu l'atteindre en bus, mais nous voulions ce train. Vous l'avez peut-etre vu en photo si vous avez regarde celles du dernier post. C'est le dernier train a vapeur de l'Inde, classe au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il monte a travers les montagnes a l'aide d'une cremaillere. Les wagons sont minuscules, nous sommes vraiment tasses, mais les paysages sont vraiment d'un autre temps. Nous mettons pas loin de 5 heures pour parcourir les 60 km et arriver enfrin a Ooty, a 2300 metre d'altitude, mais nous en garderons de superbes souvenirs, d'autant que les nombreuses pauses pour recharger la locomotive en eau nous permettent de descendre pour profiter un peu plus de la vue.
OOTY:
Nous n'allons pas nous voiler la face; nous nous attendions a un petit village perche dans les montagnes, mais Ooty se revele etre une ville (d'importance moyenne certes) qui semble etre totalement hors-contexte. Une sorte d'agglomeration prise dans la vallee et transportee ici, sans aucun rapport avec son environnement. Bref, aucun charme, si ce n'est les paysages environnants, toujours aussi beaux. Nous en profitons tout de meme pour aller visiter une fabrique de the, et faire des reserves pour vous faire gouter le veritable chai une fois en France. Nous redecouvrons egalement des sensations, principalement celle d'avoir froid. Les plus fideles d'entre vous auront remarque le style impeccable qui me caracterise, et ce quel que soit le climat... Nous prenons egalement notre premiere douche chaude depuis notre arrivee en Inde. Jusque la, nous n'en ressentions pas le besoin, et quand bien meme aurions nous eu envie d'en prendre une, aucun hotel ne proposait d'eau chaude avant ce soir. La nuit s'est revelee encore une fois delicate, d'une pour une question de temperature (je me suis fais avoir sur la couverture, celle d'Emilie tenait chaud, pas la mienne, je soupconne une tricherie, sorte de tradition de famille), mais aussi et surtout pour une question de place. Cette fois ci, le probleme ne venait pas de la largeur, mais de la longueur. Le lit ne faisait pas plus d'1m75 de long (tu vois Meregeouile, tout fout le camp, je passe en largeur, et pour une fois je suis trop grand).
UN JOUR DE BATTEMENT:
Notre voyage ayant ete legerement modifie dans le sud, nous avions un jour d'avance sur le planning. Nous projetions de passer 2 jours a Ooty au lieu d'un, mais la decouverte de la ville nous a fait changer d'avis. Apres un rapide plongeon dans le guide pour savoir ce qu'il etait interessant de voir entre ici et Mysore, notre prochaine etape, nous avons trouve quelques lignes ou il etait fait mention d'un village, Theppakkadu, ou l'on pouvait s'arreter, et qui presentait l'avantage non negligeable d'etre situe au coeur de la reserve de Mudumalai. Donc hop, nous sautons dans un bus, et apres 3 heures de route encore une fois magnifique, mais encore une fois chaotique (peut-etre y-a-t-il corellation) nous aterrisons dans ce que l'on pourrait appeler un "trou", et ou de surcroit, toutes les chambres de guest-house sont completes. Heureusement, nous tombons sur un chauffeur de jeep (le rickshaw local, vue la topographie) qui nous propose de nous mener a un village situe a 8Km de la, Masinagudi, ou il nous promet de la disponibilite. Et en effet. Nous trouvons une chambre plutot crade et glauque, et nous sortons parler avec un homme, qui se trouve etre un guide. Il nous propose une marche dans la brousse le lendemain matin. J'y reviendrai plus tard... Nous retournons ensuite au "trou" a 13 dans une Jeep pour economiser un peu, ou nous decidons de faire le tour de bus classique dans la reserve. Rien de bien sensationnel, si ce n'est une "bagarre" plutot incongrue entre un sanglier et des renards. Nous apercevons un buffle, un elephant, quelques daims et un paon, mais pas tres excitant tout ca. Peut-etre devenons un peu difficiles apres le voyage au Kenya!?! Nous faisons cependant la connaissance de Katy et Rikou, un couple de Finlandais fort sympathiques. Nous discutons un peu avant le fameux tour de bus et leur donnons des conseils en tant qu'anciens dans la reserve (nous sommes arrives il y a 4 heures, eux a l'instant). A la descente du bus, nous nous eloignons un peu, et assistons a une scene vraiment spectaculaire. Deux elephants sont dans la riviere, et sont en train de se faire laver a grands coups de balais par deux hommes. A la fin de cette sceance de toilette, un des elephants traverse la riviere et passe juste devant nous, a moins de 2 metres. Aucun risque cependant, ceux la sont apprivoises. Nous rentrons vers notre hotel en guidant nos Finlandais, et sur la route nous evoquons la possibilite d'un tour en Jeep a la nuit tombee. Nous tombons d'accord sur le prix avec le chauffeur, puis apres manger, partons donc tous les 4 les cheveux au vent a bord de notre 4x4. Vraiment sympa comme sensation, meme si nous n'avons pas vu enormement d'animaux. Voir la nature de nuit, sous un beau clair de lune en plus, donne un charme inattendu a ces situations. Apres nos deux heures d'aventure nocturne, nous buvons un verre dans un lieu vraiment etrange, plein d'Indiens a moitie saouls, qui veulent nous toucher, qui sont morts de rire, mais cependant, pas de sensation de danger. Au cours de la discussion, nous proposons aux Finlandais de venir avec nous le lendemain pour le trekking, ce qu'ils acceptent.
OUT OF INDIA:
Le matin suivant, rendez-vous a 6h du matin devant notre hotel. Petit trajet en Jeep, puis nous descendons, accompagnes de 2 guides, pour commencer notre petite rando dans la brousse. La lumiere est vraiment magnifique. Les paysages sont grandioses, tres verdoyants, avec des montagnes en toiles de fond. L'un des 2 guides est assez causant, il est en fait un accompagnateur de la boite qui organise les marches. L'autre est le veritable guide. Il ne dit pas un mot, a une degaine venue d'ailleurs, mais il nous met en confiance, car il semble vraiment etre ne ici, et savoir ce qu'il fait. Voila un point que je n'avais pas aborde, la confiance. Quand j'etais petit et que j'allais me ballader dans les champs et les forets derriere chez moi, j'avais toujours peur de tomber nez a nez avec un sanglier. Mais ici, il s'agit plutot de tigres et de pantheres. Il y en a 800 de chaque dans le parc, ainsi que de pythons, des ours,... Et les guides ne sont pas armes. Donc comme il y a certaines fois comme plus haut ou il faut savoir accepter que l'on a pas tout compris, il y a certaines fois ou il faut savoir avouer que l'on ressent une certaine apprehension, et cette fois en fait partie! Nous n'avons finalement pas vu de fauves, mais je ne sais pas si je dois en etre decu ou heureux. Je pense que tu deviens liquide face a un tigre. Nous avons quand meme eu la chance de voir plusieurs elephants sauvages, avec leurs bebes, et encore une fois, cela offre des sensations bien differentes du Kenya, ou tu es assis dans ta voiture. Il ne faut pas trop te montrer, et si les animaux te regardent avec insistance, les guides nous font battre en retraite rapidement. Nous avons egalement croise un buffle, a une dizaine de metres, et encore une fois, quand il te regarde et qu'il pousse un cri, tu esperes qu'il soit dans un bon jour et qu'il ne te prenne pas pour un autre qui a insulte sa famille!
De retour a l'hotel apres cette matinee pleine d'emotions, nous bouclons nos sacs. Au final, le tour en bus, le safari de nuit et la randonnee en brousse nous serons revenus a environ 7 Euros par personne, a la faveur de nos partages de frais avec les Finlandais. Rien a dire non?
DEPART POUR MYSORE:
Nous prenons le premier bus que nous trouvons, malgre le manque de place, qui nous oblige a rester debout pendant plus d'une demie heure. Au bout de presque 2 heures de route, nous arrivons. Le retour a la vie citadine est brutal. Des la sortie de la gare routiere reprend le ballet des rickshaws et des vendeurs de rue, avant de se mettre en quete d'un hotel pour la nuit. Nous en trouvons un rapidement, et allons manger un peu. Nous n'avons encore rien vu de la ville ou presque, mais il nous reste la fin d'apres-midi, et toute la journee de demain.
LE MOT DE LA FIN:
Pour la premiere fois, nous commencons vraiment a ressentir la proximite de la fin du voyage. Plus que 2 nuits ici avant d'entamer une galere de 48h pour rentrer. Les heures d'attentes dans les aeroports me laisseront j'espere le temps de donner quelques nouvelles, et parler encore une fois un peu plus du fond du voyage plus que de sa forme. J'essaye dans ces posts d'etre concis, et ne racontant que nos etapes, mais il y a tellement plus a dire...
Je pense redonner des nouvelles dans 2 jours.
En vrac: pour ceux qui se posent des questions (en commentaires ou par mails prives) sous le surnom de Meregeouille se cache une gentille demoiselle a la ville, qui se transforme en Bernard Laporte dans un gymnase! Pour ceux enfin qui s'inquietent (ou plutot se rejouissent) de mon tour de taille, je vous rassure, meme si je mange peu, les repas sont bien consistants, et les Indiens sont champions de la nourriture epicee, mais surtout grasse!
Enfin Pascal, sache que la "Surpuissance" dont tu parles a un prix, pas evident de se poser si souvent devant un PC. Et ne t'en fais pas, tu n'es pas un peu limite. Et le pin's sur la cravate, c'est pas mal ca, il faudrait que j'essaye...!
Derniere chose, si quelqu'un avait eu la bonne idee d'enregistrer les matches de l'equipe de France contre l'Angleterre et le Pays de Galles, je suis preneur a mon retour, le cricket, j'en peux plus.
La bise a tous.
PILOUEMILIE.
PHOTOS ICI: (certaines ne sont pas dans le bon sens, d'autres manquent de luminosite, mais bon, pas de Photoshop ici)
http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/?saved=1
VIDEOS ICI:
http://www.youtube.com/watch?v=-h0f5pPBivo
http://www.youtube.com/watch?v=cJtWaLV15RE
FORT-COCHIN:
Nous avons donc bien assiste au spectacle de Kathakali (reprendre le post plus bas pour ceux qui ne suivent pas). Le guide insistait sur le cote philosophique et historique du spectacle, base sur la danse et le mime. Pour dire vrai, nous n'avons pas compris grand chose. Les acteurs etaient surement tres bon, mais certaines fois, des choses nous depassent, et ca ne sert a rien de se la jouer mec cultive qui trouve un sens a tout, je n'en n'ai pas trouve! Mais bon, le spectacle n'en etait pas moins agreable, d'autant que nous n'etions que deux dans la salle, c'est juste que nous avons du passer a cote de quelquechose... Par contre, autant vous dire que le lendemain matin, nous ne sommes passes a cote de rien! Nous n'avions qu'une matinee pour visiter la presqu'ile de Fort-Cochin. Apres un petit tour de ferry et une visite sommaire du marche et du quartier des pecheurs, nous nous rendons a l'hotel Park, ou Emilie nous avait degote un petit truc pas degueu. Pendant une heure, nous nous sommes offert un peu (beaucoup) de detente, par le biais d'un massage ayurvedique. Pour faire simple, tu te mets completement nu (juste un petit cache-sexe en coton bien ridicule), tu t'allonges sur une table en bois, un mec arrive avec un bol plein d'huile (une femme pour Emilie) et te masse pendant une heure, de la tete aux pieds. Je vous avoue que c'est un peu bizarre de se faire frictioner les fesses par un inconnu (!), mais tu sors de la dans un etat de tranquilite absolue. Et pour continuer dans notre folle matinee, nous nous sommes offert des gambas grillees: un regal. Ca nous a vraiment apporte du repos, de la tranquilite, et une coupure bien appreciee dans le voyage...mais nous sommes vite revenus a la realite!
COIMBATORE:
Dans l'apres-midi, nous avons attrape le 1er bus pour Coimbatore (je vous passe les details de galere pour le trouver), et la, malgre la classe du bus, ca te remet vite les pieds sur terre. Pres de 7 heures de trajet sur des routes certes magnifiques, mais un peu chaotiques. Coimbatore n'etait pas prevue au programme, mais nous avons ete obliges de changer d'itineraire pour cause de trains complets. Vous dire que nous ne connaissons pas la ville ce n'est rien. Nous sommes arrives a 21h sous une pluie battante (l'occasion encore une fois de faire peter les ponchos et d'afficher un style des plus classes...), nous sommes passes a la gare pour prendre un billet pour le lendemain, avons ensuite trouve un hotel plutot pourri en face de celle-ci, et le lendemain a 4h30, reveil pour le depart.
RAILWAY TO HEAVEN:
Donc le lendemain, nous embarquons vers 5h pour Mettupalayam a une heure de la. Nous sommes accueillis par des militaires dans leur wagon reserve, ou ils nous offrent de bonnes places assises, precieuses car nous voyageons sans reservation en classe populaire. Enfin nous y voila, Mettupalayam. C'est pour arriver ici que nous avons galere. En fait, ce n'est qu'un point de depart pour la ville d'Ooty, noter "but final". Nous aurions pu l'atteindre en bus, mais nous voulions ce train. Vous l'avez peut-etre vu en photo si vous avez regarde celles du dernier post. C'est le dernier train a vapeur de l'Inde, classe au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il monte a travers les montagnes a l'aide d'une cremaillere. Les wagons sont minuscules, nous sommes vraiment tasses, mais les paysages sont vraiment d'un autre temps. Nous mettons pas loin de 5 heures pour parcourir les 60 km et arriver enfrin a Ooty, a 2300 metre d'altitude, mais nous en garderons de superbes souvenirs, d'autant que les nombreuses pauses pour recharger la locomotive en eau nous permettent de descendre pour profiter un peu plus de la vue.
OOTY:
Nous n'allons pas nous voiler la face; nous nous attendions a un petit village perche dans les montagnes, mais Ooty se revele etre une ville (d'importance moyenne certes) qui semble etre totalement hors-contexte. Une sorte d'agglomeration prise dans la vallee et transportee ici, sans aucun rapport avec son environnement. Bref, aucun charme, si ce n'est les paysages environnants, toujours aussi beaux. Nous en profitons tout de meme pour aller visiter une fabrique de the, et faire des reserves pour vous faire gouter le veritable chai une fois en France. Nous redecouvrons egalement des sensations, principalement celle d'avoir froid. Les plus fideles d'entre vous auront remarque le style impeccable qui me caracterise, et ce quel que soit le climat... Nous prenons egalement notre premiere douche chaude depuis notre arrivee en Inde. Jusque la, nous n'en ressentions pas le besoin, et quand bien meme aurions nous eu envie d'en prendre une, aucun hotel ne proposait d'eau chaude avant ce soir. La nuit s'est revelee encore une fois delicate, d'une pour une question de temperature (je me suis fais avoir sur la couverture, celle d'Emilie tenait chaud, pas la mienne, je soupconne une tricherie, sorte de tradition de famille), mais aussi et surtout pour une question de place. Cette fois ci, le probleme ne venait pas de la largeur, mais de la longueur. Le lit ne faisait pas plus d'1m75 de long (tu vois Meregeouile, tout fout le camp, je passe en largeur, et pour une fois je suis trop grand).
UN JOUR DE BATTEMENT:
Notre voyage ayant ete legerement modifie dans le sud, nous avions un jour d'avance sur le planning. Nous projetions de passer 2 jours a Ooty au lieu d'un, mais la decouverte de la ville nous a fait changer d'avis. Apres un rapide plongeon dans le guide pour savoir ce qu'il etait interessant de voir entre ici et Mysore, notre prochaine etape, nous avons trouve quelques lignes ou il etait fait mention d'un village, Theppakkadu, ou l'on pouvait s'arreter, et qui presentait l'avantage non negligeable d'etre situe au coeur de la reserve de Mudumalai. Donc hop, nous sautons dans un bus, et apres 3 heures de route encore une fois magnifique, mais encore une fois chaotique (peut-etre y-a-t-il corellation) nous aterrisons dans ce que l'on pourrait appeler un "trou", et ou de surcroit, toutes les chambres de guest-house sont completes. Heureusement, nous tombons sur un chauffeur de jeep (le rickshaw local, vue la topographie) qui nous propose de nous mener a un village situe a 8Km de la, Masinagudi, ou il nous promet de la disponibilite. Et en effet. Nous trouvons une chambre plutot crade et glauque, et nous sortons parler avec un homme, qui se trouve etre un guide. Il nous propose une marche dans la brousse le lendemain matin. J'y reviendrai plus tard... Nous retournons ensuite au "trou" a 13 dans une Jeep pour economiser un peu, ou nous decidons de faire le tour de bus classique dans la reserve. Rien de bien sensationnel, si ce n'est une "bagarre" plutot incongrue entre un sanglier et des renards. Nous apercevons un buffle, un elephant, quelques daims et un paon, mais pas tres excitant tout ca. Peut-etre devenons un peu difficiles apres le voyage au Kenya!?! Nous faisons cependant la connaissance de Katy et Rikou, un couple de Finlandais fort sympathiques. Nous discutons un peu avant le fameux tour de bus et leur donnons des conseils en tant qu'anciens dans la reserve (nous sommes arrives il y a 4 heures, eux a l'instant). A la descente du bus, nous nous eloignons un peu, et assistons a une scene vraiment spectaculaire. Deux elephants sont dans la riviere, et sont en train de se faire laver a grands coups de balais par deux hommes. A la fin de cette sceance de toilette, un des elephants traverse la riviere et passe juste devant nous, a moins de 2 metres. Aucun risque cependant, ceux la sont apprivoises. Nous rentrons vers notre hotel en guidant nos Finlandais, et sur la route nous evoquons la possibilite d'un tour en Jeep a la nuit tombee. Nous tombons d'accord sur le prix avec le chauffeur, puis apres manger, partons donc tous les 4 les cheveux au vent a bord de notre 4x4. Vraiment sympa comme sensation, meme si nous n'avons pas vu enormement d'animaux. Voir la nature de nuit, sous un beau clair de lune en plus, donne un charme inattendu a ces situations. Apres nos deux heures d'aventure nocturne, nous buvons un verre dans un lieu vraiment etrange, plein d'Indiens a moitie saouls, qui veulent nous toucher, qui sont morts de rire, mais cependant, pas de sensation de danger. Au cours de la discussion, nous proposons aux Finlandais de venir avec nous le lendemain pour le trekking, ce qu'ils acceptent.
OUT OF INDIA:
Le matin suivant, rendez-vous a 6h du matin devant notre hotel. Petit trajet en Jeep, puis nous descendons, accompagnes de 2 guides, pour commencer notre petite rando dans la brousse. La lumiere est vraiment magnifique. Les paysages sont grandioses, tres verdoyants, avec des montagnes en toiles de fond. L'un des 2 guides est assez causant, il est en fait un accompagnateur de la boite qui organise les marches. L'autre est le veritable guide. Il ne dit pas un mot, a une degaine venue d'ailleurs, mais il nous met en confiance, car il semble vraiment etre ne ici, et savoir ce qu'il fait. Voila un point que je n'avais pas aborde, la confiance. Quand j'etais petit et que j'allais me ballader dans les champs et les forets derriere chez moi, j'avais toujours peur de tomber nez a nez avec un sanglier. Mais ici, il s'agit plutot de tigres et de pantheres. Il y en a 800 de chaque dans le parc, ainsi que de pythons, des ours,... Et les guides ne sont pas armes. Donc comme il y a certaines fois comme plus haut ou il faut savoir accepter que l'on a pas tout compris, il y a certaines fois ou il faut savoir avouer que l'on ressent une certaine apprehension, et cette fois en fait partie! Nous n'avons finalement pas vu de fauves, mais je ne sais pas si je dois en etre decu ou heureux. Je pense que tu deviens liquide face a un tigre. Nous avons quand meme eu la chance de voir plusieurs elephants sauvages, avec leurs bebes, et encore une fois, cela offre des sensations bien differentes du Kenya, ou tu es assis dans ta voiture. Il ne faut pas trop te montrer, et si les animaux te regardent avec insistance, les guides nous font battre en retraite rapidement. Nous avons egalement croise un buffle, a une dizaine de metres, et encore une fois, quand il te regarde et qu'il pousse un cri, tu esperes qu'il soit dans un bon jour et qu'il ne te prenne pas pour un autre qui a insulte sa famille!
De retour a l'hotel apres cette matinee pleine d'emotions, nous bouclons nos sacs. Au final, le tour en bus, le safari de nuit et la randonnee en brousse nous serons revenus a environ 7 Euros par personne, a la faveur de nos partages de frais avec les Finlandais. Rien a dire non?
DEPART POUR MYSORE:
Nous prenons le premier bus que nous trouvons, malgre le manque de place, qui nous oblige a rester debout pendant plus d'une demie heure. Au bout de presque 2 heures de route, nous arrivons. Le retour a la vie citadine est brutal. Des la sortie de la gare routiere reprend le ballet des rickshaws et des vendeurs de rue, avant de se mettre en quete d'un hotel pour la nuit. Nous en trouvons un rapidement, et allons manger un peu. Nous n'avons encore rien vu de la ville ou presque, mais il nous reste la fin d'apres-midi, et toute la journee de demain.
LE MOT DE LA FIN:
Pour la premiere fois, nous commencons vraiment a ressentir la proximite de la fin du voyage. Plus que 2 nuits ici avant d'entamer une galere de 48h pour rentrer. Les heures d'attentes dans les aeroports me laisseront j'espere le temps de donner quelques nouvelles, et parler encore une fois un peu plus du fond du voyage plus que de sa forme. J'essaye dans ces posts d'etre concis, et ne racontant que nos etapes, mais il y a tellement plus a dire...
Je pense redonner des nouvelles dans 2 jours.
En vrac: pour ceux qui se posent des questions (en commentaires ou par mails prives) sous le surnom de Meregeouille se cache une gentille demoiselle a la ville, qui se transforme en Bernard Laporte dans un gymnase! Pour ceux enfin qui s'inquietent (ou plutot se rejouissent) de mon tour de taille, je vous rassure, meme si je mange peu, les repas sont bien consistants, et les Indiens sont champions de la nourriture epicee, mais surtout grasse!
Enfin Pascal, sache que la "Surpuissance" dont tu parles a un prix, pas evident de se poser si souvent devant un PC. Et ne t'en fais pas, tu n'es pas un peu limite. Et le pin's sur la cravate, c'est pas mal ca, il faudrait que j'essaye...!
Derniere chose, si quelqu'un avait eu la bonne idee d'enregistrer les matches de l'equipe de France contre l'Angleterre et le Pays de Galles, je suis preneur a mon retour, le cricket, j'en peux plus.
La bise a tous.
PILOUEMILIE.
PHOTOS ICI: (certaines ne sont pas dans le bon sens, d'autres manquent de luminosite, mais bon, pas de Photoshop ici)
http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/?saved=1
VIDEOS ICI:
http://www.youtube.com/watch?v=-h0f5pPBivo
http://www.youtube.com/watch?v=cJtWaLV15RE
samedi 25 août 2007
QUELQUES PHOTOS
Pas evident de poster des photos, ca fait maintenant 1heure30 qu'on lutte avec les problemes techniques... donc aujourd'hui, pas grand texte, mais quelques photos, et une video (connexion trop lente, je renonce). Nous posterons plein de videos des notre retour en France, et a l'ADSL.
En vitesse; ici tout se passe bien. Nous avons bien fini notre sejour a Cochin, il y a plein de choses a vous raconter, mais vous le saurez dans 2 jours, quand nous serons a Mysore et prendrons un peu plus de temps pour ecrire. Apres Cochin, ca a ete un peu la galere, mais nous sommes aujourd'hui a Ooty. Ca nous change un peu. La ville est a 2300 metres d'altitudes, donc on a du ressortir un peu les vetements chauds, relegues au fond du sac depuis un moment! Tout se passe bien, on ne sait pas encore trop ce que l'on fait demain, mais on a une petite idee (a base d'elephants, je ne vous en dis pas plus).
Merci encore pour les commentaires, Meregouille tu te dechaines... alors on va essayer de ramener quelques recettes pour te faire gouter les plats d'ici.
Bises a tous.
PILOUEMILIE.
LA VIDEO:
http://www.youtube.com/watch?v=Pd4DkeB4d1Q
LES PHOTOS;
http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/?saved=1
En vitesse; ici tout se passe bien. Nous avons bien fini notre sejour a Cochin, il y a plein de choses a vous raconter, mais vous le saurez dans 2 jours, quand nous serons a Mysore et prendrons un peu plus de temps pour ecrire. Apres Cochin, ca a ete un peu la galere, mais nous sommes aujourd'hui a Ooty. Ca nous change un peu. La ville est a 2300 metres d'altitudes, donc on a du ressortir un peu les vetements chauds, relegues au fond du sac depuis un moment! Tout se passe bien, on ne sait pas encore trop ce que l'on fait demain, mais on a une petite idee (a base d'elephants, je ne vous en dis pas plus).
Merci encore pour les commentaires, Meregouille tu te dechaines... alors on va essayer de ramener quelques recettes pour te faire gouter les plats d'ici.
Bises a tous.
PILOUEMILIE.
LA VIDEO:
http://www.youtube.com/watch?v=Pd4DkeB4d1Q
LES PHOTOS;
http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/?saved=1
jeudi 23 août 2007
LE KERALA
Mauvaise nouvelle, pas de photos ni de videos aujourd'hui, pourtant, ca valait le coup... Probleme de materiel independant de notre volonte...Nous essayerons demain...Desole...Mais recit quand-meme...
Meme si je donne des nouvelles assez regulierement, j'ai a chaque fois l'impression d'en oublier enormement, et chaque nouveau post, je me dis que je vais en avoir pour des heures a vous raconter ce que nous vivons. Je vais essayer d'aller a l'essentiel, meme si ce n'est pas facile. Les details comptent autant que les grandes lignes, mais je vais me retenir.
Tout d'abord, je vais prendre le temps de repondre a certains commentaires. Visiblement, l'episode "Tornado" a marque les esprits. Malheureusement, comme certains le suggerent, je ne pourrais pas le ramener. A choisir, nous ramenerions d'ailleurs une Enfield. Sans denigrer Tornado, c'est autrement la classe. En plus, le permis moto s'achete pour 20 Euros ici (je vois d'ici les raleurs qui vont me demander si je me suis renseigne concernant les tarifs du permis auto...) Et d'autre part, je vais faire taire les rumeurs concernant mon etat d'ebriete au guidon, ou ma non-capacite a m'adapter a la conduite a gauche (quoi que je ne suis guere habitue a celle a droite, mais bon...): c'est peu evident sur les videos, mais les routes sont parsemees de ralentisseurs, c'est ce qui me pousse a preferer rouler sur le bas-cotes. Tout est demesure ici, alors je vous laisse imaginer la taille desdits ralentisseurs. A deux (dont moi surtout) sur l'engin, plus les sacs, ca touche en bas, donc mieux vaut eviter et donc se derouter. CQFD.
D'autres commentaires sont d'ordre plus "serieux", si tant est que Tornado ne le soit pas. C'est vrai que nous parlons beaucoup de notre vie ici, et tres peu de celle des Indiens, qui etait, outre la beaute du pays, la raison principale de notre voyage. Beaucoup de personnes nous disent que ce voyage fait rever, et nous le pensons aussi, mais l'Inde, ce n'est pas que ca. Meme si les passages qui vont etre relates plus bas nous ont fait vivre des moments inoubliables, la vie ici est qund-meme un peu rude. Je ne parle pas du climat auquel nous touristes avons beaucoup de mal a nous accomoder, ni de la fatigue inerante au rythme de notre voyage. On peut dire que la misere est presente partout ici. A chaque coin de rue, des mendiants. Des personnes mutilees par centaines, avec des membres amputes, des malformations, des maladies de peau... Sans compter les enfants qui te tendent la main en te demandant 10 Roupies ou a manger, parfois pendant 10 minutes accroches a ton bras. C'est assez dur a vivre, mais je prefere tout de meme etre a ma place qu'a la leur. Les problemes de conscience se posent forcement. D'un cote, tu as envie de donner, mais tu ne peux pas donner a tout le monde. D'autre part, beaucoup de gamins mendient pour le compte d'autres personnes, et si tu donne a un petit, il risque de se faire tabasser par des plus grands qui veulent leur voler leur gain. Donc il nous est arrive de donner, mais je vous avoue que c'est quand meme rare. Je ne pense pas que ce soit une question d'egoisme, mais c'est comme ca. En Afrique, les adultes nous disaient de ne pas donner aux enfants pour ne pas les habituer a mendier, et les complaire dans cette situation. C'est quelque chose que nous ressentons ici aussi. D'autant que les Indiens nous donnent vraiment l'impression de vouloir s'en sortir, d'evoluer socialement. Il y a partout des pubs pour des ecoles, des formations, et ils travaillent enormement. Pas de 35 heures ici! ... Je vais m'arreter la en ce qui concerne leur mode de vie, ce sera plus vivant et interressant de vous en parler de vive voix. J'espere avoir repondu a certaines interrogations.
J'avais pourtant dit que j'allais etre bref...je reprends le cours de notre voyage...
MADURAI:
Le plus gros a deja ete dit. Nous avons juste recupere nos affaires chez le tailleur, et tellement contents du travail effectue, nous avons voulu passer une autre commande. Mais malheureusement, et comme souvent ici, il nous a pris pour un portefeuille ambulant. Les negociations ont dure, mais rien au bout du compte, si ce n'est une grosse colere de ma part apres le patron. Apres un dernier repas, nous partons pour la gare, attendre notre train. Cette fois, nous voyageons en classe Sleeper, un peu inferieure a la 3A habituelle. Pas de clim, mais de gros ventilos qui soufflent a 20 cm de nos tetes (nous avons reussi a recuperer les 2 banquettes du haut), et de bonnes vieilles couchettes en skai raides comme la justice. Mais bon, pour une nuit, et en train de sucroit, ca ira bien.
ARRIVEE DANS LE KERALA:
Au matin, nous nous reveillons et prenons place sur des sieges pres des fenetres, pour profiter un peu des paysages qui s'offrent a nous. Des cocotiers a perte de vue, et nous retrouvons l'atmosphere cotiere. Cette fois-ci, il s'agit de la mer d'Oman. Le train roule a une vitesse d'escargot, donc nous avons bien le temps de nous en impregner. Vers 9h30, arrivee a Quilon. Nous sautons dans un rickshaw pour gagner l'embarcadere. Nous devons etre ce soir a Allepey, et 2 choix s'offrent a nous. Le premier, y aller en bus en 2h30, pour une somme modique, le second, prendre un bateau et naviguer sur les backwaters (des canaux naturels sillonant la region) sur 80 Km. Ca dure 8 heures et ca coute plus chers, mais l'experience nous semble sympa. Nous embarquons donc sous une pluie fine, et nous installons sur le pont superieur. Rapidement, la pluie fine se transforme en bonne pluie de mousson, mais bon, c'est agreable la-haut, donc nous enfilons les ponchos, et prenons une douche en plein air. La vue est superbe. Des petits villages sur les berges, des scenes de vie typiques, tout y est. Apres une petite pause dejeuner dans une gargote au bord de l'eau avec repas servi sur feuille de bananier, nous repartons. A ce propos, dans ces restos, et dans bien d'autres, il n'y a pas de couverts, il faut manger avec les mains. Nous commencons a y trouver un certain plaisir et a developper une certaine dexterite. Il faut dire qu'au debut, ce n'est pas facile. Ici, la main gauche est impure, donc elle ne doit pas toucher les aliments. Essayer donc de couper des Nans ou de manger un poulet en sauce chaud avec une seule main, c'est le meilleur moyen de tester l'efficacite de votre lessive...
ALLEPEY:
Aux alentours de 18h, nous debarquons a Allepey. Bien entendu, des representants d'hotels sont presents pour rabattre le touriste, mais nous nous faufilons jusqu'a la guest house de notre choix. Petit tour de la ville, et nous nous mettons rapidement a la recherche d'un Houseboat (bateau typique sur lequel on parcourt les backwaters, et sur lequel on passe la nuit) pour demain. Des personnes dans la rue nous proposent ce que l'on cherche a un prix tres bas, mais nous n'avons que peu confiance, et preferons negocier ca directement avec le patron de l'hotel, qui comme tout le monde ici organise des ballades a bord de ces joyaux flottants. Le prix est fixe, 3000 Roupies soit environ 60 Euros. C'est de loin notre plus gros investissement depuis le debut du voyage. On vient de craquer le budget de 4 jours en 30 secondes, mais il faut avouer que l'on en revait, et que ce ne sont pas simplement de petits bateaux typiques... Vous verrez bien. Apres un repas au resto d'a cote, ou je mange un chicken masala qui restera dans ma memoire comme le plat le plus epice que j'ai mange de ma vie, nous allons nous coucher.
UNE JOURNEE DE REVE...
Le matin, apres un petit saut sur la plage histoire de dire que l'on a trempe les pieds dans la mer d'Oman, et un petit tour en ville, nous rentrons a l'hotel. Allepey est surnommee la petite Venise Indienne, rapport aux canaux qui la parcourent, mais c'est bien le seul attrait de cet endroit. La ville n'a rien d'exceptionnel en soit, elle est surtout le point de depart privilegie pour les houseboat. A 11h30, nous nous rendons en rickshaw sur les berges des backwaters pour embarquer. A la vue de tous ces bateuax alignes, nous n'osons rever que le notre sera aussi majestueux de peur d'etre decus. Mais nous n'aurions pas du! C'est incroyable! Il faut le voir pour le croire. 24 heures sur ce bateau en amoureux, ca va le faire. Trois personnes sont a bord egalement, le pilote (bien entendu) et 2 cuisiniers rien que pour nous. Je ne sais meme pas quoi vous dire tellement ce voyage a ete merveilleux. J'en ai ecrit presque 8 pages dans le journal, alors je ne pense pas pouvoir le resumer ici. Des paysages de fou, un calme de dingue, en gros, la classe pendant 24 heures! Ca fait du bien de se poser un peu. Le soir venu, nous acostons au bord de rizieres. Nous decidons alors d'aller nous ballader a bord d'une pirogue sur les canaux plus petits au coeur d'un village. Encore une fois, tellement plaisant que difficilement racontable. Se retrouver a pagayer sur un petit cours d'eau dans un village a la tombee de la nuit, plutot marquant comme souvenir. De retour a bord, nous mangeons (avec des couverts cette fois) puis allons rapidement nous coucher, berces par les flots.
Au matin, petit dejeuner a bord, puis doucement, nous repartons vers Allepey. Ces 24 heures ont vriament ete inoubliables, un peu decallees par rapport au reste du voyage, mais ca fait du bien. Je ne pense pas que l'on ait pu se sentir mieux...
DEPART POUR COCHIN:
Une fois revenus sur la terre ferme, direction la gare routiere. Nous prenons un bus pour Cochin, a une heure et demie de la. La temperature est assez elevee aujourd'hui, mais le bus presente cet avantage que sans porte et avec les fenetres ouvertes, c'est aere. Une fois notre hotel choisi, nous nous dirigeons vers la gare, pour reserver notre billet pour Ooty. Et la, la tuile, plus de place...et c'est un peu la galere pour y aller en bus. En plus, nous voulions prendre un petit train a vapeur, qui nous emmene de Coimbatore dans la vallee a Ooty, a plus de 2000 metres. Ca risque donc d'etre un peu tendu. A l'heure actuelle, on ne sait pas encore bien ce que l'on va faire demain. Par contre ce soir, si tout va bien, nous allons assister a un spectacle de Kathakali, danses et mimes traditionnels. Si vous etes sages, il y aura des videos...
D'ici la portez-vous bien. Merci encore pour les commentaires, nous prenons tuojours autant de plaisir a les lire.
La bise.
PILOUEMILIE.
Meme si je donne des nouvelles assez regulierement, j'ai a chaque fois l'impression d'en oublier enormement, et chaque nouveau post, je me dis que je vais en avoir pour des heures a vous raconter ce que nous vivons. Je vais essayer d'aller a l'essentiel, meme si ce n'est pas facile. Les details comptent autant que les grandes lignes, mais je vais me retenir.
Tout d'abord, je vais prendre le temps de repondre a certains commentaires. Visiblement, l'episode "Tornado" a marque les esprits. Malheureusement, comme certains le suggerent, je ne pourrais pas le ramener. A choisir, nous ramenerions d'ailleurs une Enfield. Sans denigrer Tornado, c'est autrement la classe. En plus, le permis moto s'achete pour 20 Euros ici (je vois d'ici les raleurs qui vont me demander si je me suis renseigne concernant les tarifs du permis auto...) Et d'autre part, je vais faire taire les rumeurs concernant mon etat d'ebriete au guidon, ou ma non-capacite a m'adapter a la conduite a gauche (quoi que je ne suis guere habitue a celle a droite, mais bon...): c'est peu evident sur les videos, mais les routes sont parsemees de ralentisseurs, c'est ce qui me pousse a preferer rouler sur le bas-cotes. Tout est demesure ici, alors je vous laisse imaginer la taille desdits ralentisseurs. A deux (dont moi surtout) sur l'engin, plus les sacs, ca touche en bas, donc mieux vaut eviter et donc se derouter. CQFD.
D'autres commentaires sont d'ordre plus "serieux", si tant est que Tornado ne le soit pas. C'est vrai que nous parlons beaucoup de notre vie ici, et tres peu de celle des Indiens, qui etait, outre la beaute du pays, la raison principale de notre voyage. Beaucoup de personnes nous disent que ce voyage fait rever, et nous le pensons aussi, mais l'Inde, ce n'est pas que ca. Meme si les passages qui vont etre relates plus bas nous ont fait vivre des moments inoubliables, la vie ici est qund-meme un peu rude. Je ne parle pas du climat auquel nous touristes avons beaucoup de mal a nous accomoder, ni de la fatigue inerante au rythme de notre voyage. On peut dire que la misere est presente partout ici. A chaque coin de rue, des mendiants. Des personnes mutilees par centaines, avec des membres amputes, des malformations, des maladies de peau... Sans compter les enfants qui te tendent la main en te demandant 10 Roupies ou a manger, parfois pendant 10 minutes accroches a ton bras. C'est assez dur a vivre, mais je prefere tout de meme etre a ma place qu'a la leur. Les problemes de conscience se posent forcement. D'un cote, tu as envie de donner, mais tu ne peux pas donner a tout le monde. D'autre part, beaucoup de gamins mendient pour le compte d'autres personnes, et si tu donne a un petit, il risque de se faire tabasser par des plus grands qui veulent leur voler leur gain. Donc il nous est arrive de donner, mais je vous avoue que c'est quand meme rare. Je ne pense pas que ce soit une question d'egoisme, mais c'est comme ca. En Afrique, les adultes nous disaient de ne pas donner aux enfants pour ne pas les habituer a mendier, et les complaire dans cette situation. C'est quelque chose que nous ressentons ici aussi. D'autant que les Indiens nous donnent vraiment l'impression de vouloir s'en sortir, d'evoluer socialement. Il y a partout des pubs pour des ecoles, des formations, et ils travaillent enormement. Pas de 35 heures ici! ... Je vais m'arreter la en ce qui concerne leur mode de vie, ce sera plus vivant et interressant de vous en parler de vive voix. J'espere avoir repondu a certaines interrogations.
J'avais pourtant dit que j'allais etre bref...je reprends le cours de notre voyage...
MADURAI:
Le plus gros a deja ete dit. Nous avons juste recupere nos affaires chez le tailleur, et tellement contents du travail effectue, nous avons voulu passer une autre commande. Mais malheureusement, et comme souvent ici, il nous a pris pour un portefeuille ambulant. Les negociations ont dure, mais rien au bout du compte, si ce n'est une grosse colere de ma part apres le patron. Apres un dernier repas, nous partons pour la gare, attendre notre train. Cette fois, nous voyageons en classe Sleeper, un peu inferieure a la 3A habituelle. Pas de clim, mais de gros ventilos qui soufflent a 20 cm de nos tetes (nous avons reussi a recuperer les 2 banquettes du haut), et de bonnes vieilles couchettes en skai raides comme la justice. Mais bon, pour une nuit, et en train de sucroit, ca ira bien.
ARRIVEE DANS LE KERALA:
Au matin, nous nous reveillons et prenons place sur des sieges pres des fenetres, pour profiter un peu des paysages qui s'offrent a nous. Des cocotiers a perte de vue, et nous retrouvons l'atmosphere cotiere. Cette fois-ci, il s'agit de la mer d'Oman. Le train roule a une vitesse d'escargot, donc nous avons bien le temps de nous en impregner. Vers 9h30, arrivee a Quilon. Nous sautons dans un rickshaw pour gagner l'embarcadere. Nous devons etre ce soir a Allepey, et 2 choix s'offrent a nous. Le premier, y aller en bus en 2h30, pour une somme modique, le second, prendre un bateau et naviguer sur les backwaters (des canaux naturels sillonant la region) sur 80 Km. Ca dure 8 heures et ca coute plus chers, mais l'experience nous semble sympa. Nous embarquons donc sous une pluie fine, et nous installons sur le pont superieur. Rapidement, la pluie fine se transforme en bonne pluie de mousson, mais bon, c'est agreable la-haut, donc nous enfilons les ponchos, et prenons une douche en plein air. La vue est superbe. Des petits villages sur les berges, des scenes de vie typiques, tout y est. Apres une petite pause dejeuner dans une gargote au bord de l'eau avec repas servi sur feuille de bananier, nous repartons. A ce propos, dans ces restos, et dans bien d'autres, il n'y a pas de couverts, il faut manger avec les mains. Nous commencons a y trouver un certain plaisir et a developper une certaine dexterite. Il faut dire qu'au debut, ce n'est pas facile. Ici, la main gauche est impure, donc elle ne doit pas toucher les aliments. Essayer donc de couper des Nans ou de manger un poulet en sauce chaud avec une seule main, c'est le meilleur moyen de tester l'efficacite de votre lessive...
ALLEPEY:
Aux alentours de 18h, nous debarquons a Allepey. Bien entendu, des representants d'hotels sont presents pour rabattre le touriste, mais nous nous faufilons jusqu'a la guest house de notre choix. Petit tour de la ville, et nous nous mettons rapidement a la recherche d'un Houseboat (bateau typique sur lequel on parcourt les backwaters, et sur lequel on passe la nuit) pour demain. Des personnes dans la rue nous proposent ce que l'on cherche a un prix tres bas, mais nous n'avons que peu confiance, et preferons negocier ca directement avec le patron de l'hotel, qui comme tout le monde ici organise des ballades a bord de ces joyaux flottants. Le prix est fixe, 3000 Roupies soit environ 60 Euros. C'est de loin notre plus gros investissement depuis le debut du voyage. On vient de craquer le budget de 4 jours en 30 secondes, mais il faut avouer que l'on en revait, et que ce ne sont pas simplement de petits bateaux typiques... Vous verrez bien. Apres un repas au resto d'a cote, ou je mange un chicken masala qui restera dans ma memoire comme le plat le plus epice que j'ai mange de ma vie, nous allons nous coucher.
UNE JOURNEE DE REVE...
Le matin, apres un petit saut sur la plage histoire de dire que l'on a trempe les pieds dans la mer d'Oman, et un petit tour en ville, nous rentrons a l'hotel. Allepey est surnommee la petite Venise Indienne, rapport aux canaux qui la parcourent, mais c'est bien le seul attrait de cet endroit. La ville n'a rien d'exceptionnel en soit, elle est surtout le point de depart privilegie pour les houseboat. A 11h30, nous nous rendons en rickshaw sur les berges des backwaters pour embarquer. A la vue de tous ces bateuax alignes, nous n'osons rever que le notre sera aussi majestueux de peur d'etre decus. Mais nous n'aurions pas du! C'est incroyable! Il faut le voir pour le croire. 24 heures sur ce bateau en amoureux, ca va le faire. Trois personnes sont a bord egalement, le pilote (bien entendu) et 2 cuisiniers rien que pour nous. Je ne sais meme pas quoi vous dire tellement ce voyage a ete merveilleux. J'en ai ecrit presque 8 pages dans le journal, alors je ne pense pas pouvoir le resumer ici. Des paysages de fou, un calme de dingue, en gros, la classe pendant 24 heures! Ca fait du bien de se poser un peu. Le soir venu, nous acostons au bord de rizieres. Nous decidons alors d'aller nous ballader a bord d'une pirogue sur les canaux plus petits au coeur d'un village. Encore une fois, tellement plaisant que difficilement racontable. Se retrouver a pagayer sur un petit cours d'eau dans un village a la tombee de la nuit, plutot marquant comme souvenir. De retour a bord, nous mangeons (avec des couverts cette fois) puis allons rapidement nous coucher, berces par les flots.
Au matin, petit dejeuner a bord, puis doucement, nous repartons vers Allepey. Ces 24 heures ont vriament ete inoubliables, un peu decallees par rapport au reste du voyage, mais ca fait du bien. Je ne pense pas que l'on ait pu se sentir mieux...
DEPART POUR COCHIN:
Une fois revenus sur la terre ferme, direction la gare routiere. Nous prenons un bus pour Cochin, a une heure et demie de la. La temperature est assez elevee aujourd'hui, mais le bus presente cet avantage que sans porte et avec les fenetres ouvertes, c'est aere. Une fois notre hotel choisi, nous nous dirigeons vers la gare, pour reserver notre billet pour Ooty. Et la, la tuile, plus de place...et c'est un peu la galere pour y aller en bus. En plus, nous voulions prendre un petit train a vapeur, qui nous emmene de Coimbatore dans la vallee a Ooty, a plus de 2000 metres. Ca risque donc d'etre un peu tendu. A l'heure actuelle, on ne sait pas encore bien ce que l'on va faire demain. Par contre ce soir, si tout va bien, nous allons assister a un spectacle de Kathakali, danses et mimes traditionnels. Si vous etes sages, il y aura des videos...
D'ici la portez-vous bien. Merci encore pour les commentaires, nous prenons tuojours autant de plaisir a les lire.
La bise.
PILOUEMILIE.
mardi 21 août 2007
UN PEU DE NEWS, BEAUCOUP DE PHOTOS!!!
Hello!
Cette fois ci, on va changer de formule. Le dernier post etait surtout redactionnel, celui ci sera graphique. Deux raisons a cela, ca fait un moment que l'on etait dans l'impossibilite de poster ds photos a cause ds PC, et en plus, celui sur lequel nous ecrivons aujourd'hui a la moitie des lettres effacees. Desole donc pour les fautes.
Juste l'essentiel, nous sommes a Allepey, sur la cote ouest au bord de la mer d'Oman. On s'est fait un petit voyage de 80 km en bateau aujourd'hui, et demain, on part pour 24 heures sur un houseboat, sorte de barque recouverte de feuilles de palmiers. Au programme, visite des canaux naturels (backwaters pour les inities) et nuit a bord. On espere que le temps sera avec nous, on a ramasse dur ce matin...
Juste l'essentiel, nous sommes a Allepey, sur la cote ouest au bord de la mer d'Oman. On s'est fait un petit voyage de 80 km en bateau aujourd'hui, et demain, on part pour 24 heures sur un houseboat, sorte de barque recouverte de feuilles de palmiers. Au programme, visite des canaux naturels (backwaters pour les inities) et nuit a bord. On espere que le temps sera avec nous, on a ramasse dur ce matin...
Merci encore pour les comentaires, c'est vraiment notre petit plaisir de lire ca a chaque etape.
La bise.
P-S: Mergeouille, fais leur faire une serie de pompes de plus a ma sante, ca leur apprendra a faire des blagues pourries...
P-S 2: En fait, c'est bien trop long a telecharger sur ce blog les photos, j'en ai mis juste 2. La premiere, note etape quotidienne pour partir du bon pieds, un jus de fruit frais presse. La deuxieme, note chanbre a Pondicherry la 1ere nuit, dans une maison Tamoule typique.
vous pouvez voir les autres a l'adresse suivante:
Les videos elles sont a l'adresse suivante:
lundi 20 août 2007
PONDICHERRY ET LE TAMIL NADU
Enfin, nous allons essayer de prendre un peu de temps pour vous donner un peu plus de nouvelles. Malheureusement, nous ne pourrons pas vous faire partager photos et videos, les ordinateurs dans ce coin de l'Inde sont un peu trop vieux...
Je reprends donc a Calcutta, en essayant d'etre bref, car un recit sans photos est tout de meme moins attrayant. Nous avons attrappe notre avion sans trop de soucis, meme si cela nous a donne une autre occasion de nous rendre compte de l'efficacite relative des services publics ici. Tous les vols sont annonces en meme temps pour le passage sous douane, ce qui donne une cohue interressante, et vu que les Indiens ont une notion particuliere de la file pourtant nommee indienne, il faut jouer un peu des coudes. Si tu laisses 20 cm entre toi et le mec de devant, tu te fais doubler sans aucun scrupule, et tu ne peux rien dire. Donc apres avoir joue un peu des epaules, nous embarquons enfin. On se rend bien compte de la signifaction de "compagnie low-cost". La place pour les jambes est quasi-nulle, pas de boisson ni de collation, pas de tele, mais bon, pour 50 Euros le billet pour 2h15 de vol, on ne peut trop rien dire.
ARRIVEE A CHENNAI:
Arrivee le soir vers 20h, on prend un taxi pre-paid pour eviter les arnaques et regagner le centre ville. On peut se rendre compte sur la route qu'ici, on travaille 24h/24. Des chantiers de construction vivent en pleine nuit. On arrive dans un quartier relativement central, et nous faisons confiance au Routard. Le premier hotel est le bon, pas cher, propre, pas de restaurant, mais vu qu'on ne fait en moyenne qu'un seul repas par jour, et que l'on ne passe qu'une nuit ici, c'est pas bien grave.
DEPART POUR PONDICHERRY:
Le lendemain matin, apres une ballade dans le quartier et notre jus d'orange presse quotidien (on en trouve partout dans les rues ici), nous prennons notre premier bus direction Pondicherry. La route se passe bien, c'est vraiment magnifique, de petits villages en feuilles de palmiers, des rizieres, et l'Ocean en toile de fond. Au bout de 3 heures, nous arrivons. Pascal n'est pas sur Pondi ce week-end, nous devons donc n'y passer qu'une nuit, avant de partir le rejoindre sur Tanjore. Cependant, il a prevenu un pote a lui patron de restaurant et proprietaire d'une guest house que nous arrivions. Nous allons donc manger la-bas a midi, un delicieux filet de Loup grille. L'apres-midi est dediee a la visite de la ville et a la consultation d'un medecin, recommande par Pascal. Ils sont vraiment performants: pas d'attente, 100 roupies la consult, et pharmacie qui ne te delivre que le nombre de gellules dont tu as besoin. Le soir, nous retournons au resto pour rencontrer le pote de Pascal, qui etait absent le midi. On se presente, on parle un peu, puis il nous invite a sa table, avec quelques amis a lui. Ca fait du bien, au milieu du voyage, de manger de la nourriture occidentale, et on nous offre meme du vin Indien (pas si mauvais). Pascal nous appelle en plein repas pour nous proposer un changement de programme. Il nous propose de rentrer sur Pondicherry le lendemain pour que l'on puisse voir ou il habite, et passer une soiree ensemble ici. On accepte, et nous rentrons nous coucher a la guest house, une superbe maison Tamoule amenagee avec beaucoup de soin.
UN VENDREDI A PONDI...
Le lendemain, nous approfondissons la visite de la ville, en commencant par le marche. C'est assez hallucinant, des poissons partout, plus loin des colliers de fleurs, des fruits...vraiment sympa. Ensuite, sur les conseils de Pascal, nous allons louer un scooter pour nous promener dans les environs. Pour 100 Roupies, on nous loue un scooter 125 cm3, rapidement baptise Tornado, rapport a son comportement fougueux. Les premiers metres sont tendus, faut pas oublier de rouler a gauche... Mais y'a pas que ca! La conduite en Inde, ca fait peur quand on est en rickshaw, mais alors quand on conduit! D'ailleurs, le terme exact serait plus piloter que conduire. Si ton klaxon ne marche plus, t'es mort. Sensations fortes au menu. On arrive au bout d'un moment a s'extirper de la ville, et on fonce (facon de parler Babeth, je faisais gaffe) vers Auroville, a 15 Km au nord. La, c'est vraiment le bonheur, genre Easy Rider en tongue et sur une petrolette sur les chemins de l"inde. Les routes sont beaucoup moins frequentees, a l'ombre de grands arbres, on se detend un peu. Auroville est une communaute fondee dans les annees 60, qui regroupe environ 900 personnes qui vivent dans des maisons dispersees dans la cambrousse autour d'un lieu de celebration central completement fou (faut voir les photos). Les maisons sont aussi relativement dingues, et il n'y a aucune route pour parcourir les nombreux kilometres sillonant cette zone, juste des chemins en terre, ce qui donne a Emilie l'occasion de s'essayer au pilotage de 2 roues pour la premiere fois de sa vie. Elle se debrouille comme une chef, surement un heritage de ses grands-peres... Une fois la visite de la ville finie, nous nous dirigeons sur des plages pour prendre quelques photos et en profiter un peu. Je vais meme me baigner (habille, c'est comme ca ici), histoire de dire que j'ai fait trempette dans le golfe du Bengale. Nous retournons ensuite sur Pondi, ou Pascal vient d'arriver, et nous le rejoignons a son bureau de l'Institut Francais de Pondicherry. Les retrouvailles font du bien. Ca faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas vu lu Puscule. On se ballade un peu, puis il nous dit de le suivre pour aller acheter des fringues. On l'attend dans la rue le temps qu'il aille chercher sa monture, et quand il arrive c'est vraiment la classe! Il roule en Royal Enfield, une sorte de mini Harley Indienne, mais qui fait un bruit de fou. Emilie ne met pas plus de 2 secondes a deserter notre bon vieux Tornado pour aller rejoindre Pascal sur sa moto. Rien de tel pour emballer je vous dis une Enfield! Une fois arrives au magasin, Pascal tient a nous offrir des habits, c'est vraiment une creme celui la. Nous aurons tous les 2 une Kurta (chemise lomngue). Merci encore Pascal.
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE:
Ce soir, on dort chez Pascal, mais il habite a 10 Km de Pomdy. Nous decidons d'y amener les sacs tout de suite, avant de revenir passer la soiree ici. Et croyez moi, 10Km avec nos gros sacs sur le dos, nos petits sacs sur le ventre, sous un debut de pluie, et a la nuit tombante, c'est sportif.Mais nous arrivons a bon port, et decouvrons l'appart de Pascal, en fait 2 etages d'une maison, ou tout est ouvert au grand air, sous un toit en feuilles de palmiers. Le reve. Petite douche, petit(s) rhum(s) des Antilles que Pascal a amene dans ses bagages, et on repart vers Pondi a la nuit pour manger. Tres bon repas dans un endroit que Pascal frequente souvent, puis nous allons au Toucan, le bar de son pote, ou nous avons mange hier. Il y a une soiree ou se retrouvent beaucoup de francais expatries. On y va, mais l'ambiance n'est pas trop a notre gout, genre boite de nuit, et plein de fashion victims. Je ne critique pas, je dis juste que ce n'est pas trop notre truc. Cela dit, ca ne nous empeche pas de boire quelques bieres, chose difficile a trouver dans certains coins de l'Inde. Fin de soiree a l'after sur le toit de la maison du patron, et vers 2h du matin, on rentre chez Pascal, toujours lui et Emilie en moto et moi sur Tornado, mais cette fois sous l'orage. La situation est surrealiste. Comduire avec Pascal dans les rues de Pondi la nuit sous la pluie, ca restera vraiment lomgtemps dans nos memoires. En arrivant chez lui, on se seche et on parle quelques temps, avant d'aller se coucher vers 3h30. Le lendemain au reveil, Pascal est alle nous chercher les croissants, une creme je vous dis. On part pour Pondi, pour trouver un bus en direction de Tanjore. On demande, on nous renseigne un peu, on nous trimballe, mais pas de bus. Herueusement que Pascal est la. Il nous indique une ligne qui pourra nous y mener avec une correspondance. Merci Pascal. On se separe la, vraiment contents de l'avoir vu, et avec des souvenirs pleins la tete.
TANJORE:
Apres notre correspondance, arrive a Tanjore. Le premier contact avec la ville est plutot decevant. Pas trop de charme, on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais surtout on est creve. Un autre probleme que l'on rencontre aussi dans le Tamil Nadu, c'est que tout est ecrit en Tamoule, et peu de gens parlent anglais, pas tres pratique pour nous. On mange dans une gargotte sur des feuilles de bananiers pour 49 Roupies a 2 (soit moins d'un euro), puis on va se coucher dans un hotel un peu sordide et bruyant. Le lendemain matin, reveil matinal pour aller visiter le grand Temple, vraiment impressionant, puis on enchaine avec le musee. Depart vers 11h pour Madurai, toujours en bus. On vient de decouvrir ce moyen de transport vraiment pas cher, mais pas tres confortable, mes jambes ne passent pas dans la place impartie...
MADURAI:
Arrivee a Madurai en fin d'apres-midi. On se renseigne un peu pour les bus dans 2 jours pour aller a Quillon, mais y'a pas grand chose, il faudra sans doute jouer avec les correspondances. On arrive en ville, et on se dirige vers un hotel indique par le Routard. En arrivant, il y a un elephant qui mange devant l'entree. Ca surprend, mais c'est sympa. Les chambres sont vraiment super, propres, avec balcon, donc on prend pour 350 Roupies. En plus, le patron nous donne des tuyaux. Si on va a Quillon, il y a un train de nuit, ce qui nous ferait economiser une nuit d'hotel, et gagner une journee de voyage. Valable ce patron! On va se ballader un peu en ville, puis on rentre manger a l'hotel. Un peu creves, nous allons nous coucher tot.
ENFIN, CE MATIN:
Reveil vers 7h30, et direction la gare pour reserver notre billet pour ce soir. Heureusement il reste encore de la place donc on prend nos places en sleeper. Ensuite, direction le temple, et vraiment ca impressionne. Je ne vais pas me lancer dans une description imagee, les photos parleront mieux. A la sortie, nous sommes passes chez un tailleur se faire faire des kurtas et un pantalon, qui seront prets dans quelques minutes. Autre grande nouvelle, nous avons pu donner notre linge a laver a l'hotel, et nous le recupererons ce soir. Il etait temps, la lessive au savon dans une bassine, ca ne corrige pas les traces laisses par la poussiere et la chaleur. Mon pantalon tenait debout tout seul!
Desole de ne pas pouvoir mettre de photos et de videos, ca aurait rendu le recit un peu moins lourd. Merci encore pour les commentaires. Merci a a la famille Coutin de permettre a mon pere d'avoir des nouvelles, je vous jure, je lui installe le net des mon retour!
En attendant de vous faire partager plus de choses, portez vous bien.
La bise.
PILOUEMILIE.
Je reprends donc a Calcutta, en essayant d'etre bref, car un recit sans photos est tout de meme moins attrayant. Nous avons attrappe notre avion sans trop de soucis, meme si cela nous a donne une autre occasion de nous rendre compte de l'efficacite relative des services publics ici. Tous les vols sont annonces en meme temps pour le passage sous douane, ce qui donne une cohue interressante, et vu que les Indiens ont une notion particuliere de la file pourtant nommee indienne, il faut jouer un peu des coudes. Si tu laisses 20 cm entre toi et le mec de devant, tu te fais doubler sans aucun scrupule, et tu ne peux rien dire. Donc apres avoir joue un peu des epaules, nous embarquons enfin. On se rend bien compte de la signifaction de "compagnie low-cost". La place pour les jambes est quasi-nulle, pas de boisson ni de collation, pas de tele, mais bon, pour 50 Euros le billet pour 2h15 de vol, on ne peut trop rien dire.
ARRIVEE A CHENNAI:
Arrivee le soir vers 20h, on prend un taxi pre-paid pour eviter les arnaques et regagner le centre ville. On peut se rendre compte sur la route qu'ici, on travaille 24h/24. Des chantiers de construction vivent en pleine nuit. On arrive dans un quartier relativement central, et nous faisons confiance au Routard. Le premier hotel est le bon, pas cher, propre, pas de restaurant, mais vu qu'on ne fait en moyenne qu'un seul repas par jour, et que l'on ne passe qu'une nuit ici, c'est pas bien grave.
DEPART POUR PONDICHERRY:
Le lendemain matin, apres une ballade dans le quartier et notre jus d'orange presse quotidien (on en trouve partout dans les rues ici), nous prennons notre premier bus direction Pondicherry. La route se passe bien, c'est vraiment magnifique, de petits villages en feuilles de palmiers, des rizieres, et l'Ocean en toile de fond. Au bout de 3 heures, nous arrivons. Pascal n'est pas sur Pondi ce week-end, nous devons donc n'y passer qu'une nuit, avant de partir le rejoindre sur Tanjore. Cependant, il a prevenu un pote a lui patron de restaurant et proprietaire d'une guest house que nous arrivions. Nous allons donc manger la-bas a midi, un delicieux filet de Loup grille. L'apres-midi est dediee a la visite de la ville et a la consultation d'un medecin, recommande par Pascal. Ils sont vraiment performants: pas d'attente, 100 roupies la consult, et pharmacie qui ne te delivre que le nombre de gellules dont tu as besoin. Le soir, nous retournons au resto pour rencontrer le pote de Pascal, qui etait absent le midi. On se presente, on parle un peu, puis il nous invite a sa table, avec quelques amis a lui. Ca fait du bien, au milieu du voyage, de manger de la nourriture occidentale, et on nous offre meme du vin Indien (pas si mauvais). Pascal nous appelle en plein repas pour nous proposer un changement de programme. Il nous propose de rentrer sur Pondicherry le lendemain pour que l'on puisse voir ou il habite, et passer une soiree ensemble ici. On accepte, et nous rentrons nous coucher a la guest house, une superbe maison Tamoule amenagee avec beaucoup de soin.
UN VENDREDI A PONDI...
Le lendemain, nous approfondissons la visite de la ville, en commencant par le marche. C'est assez hallucinant, des poissons partout, plus loin des colliers de fleurs, des fruits...vraiment sympa. Ensuite, sur les conseils de Pascal, nous allons louer un scooter pour nous promener dans les environs. Pour 100 Roupies, on nous loue un scooter 125 cm3, rapidement baptise Tornado, rapport a son comportement fougueux. Les premiers metres sont tendus, faut pas oublier de rouler a gauche... Mais y'a pas que ca! La conduite en Inde, ca fait peur quand on est en rickshaw, mais alors quand on conduit! D'ailleurs, le terme exact serait plus piloter que conduire. Si ton klaxon ne marche plus, t'es mort. Sensations fortes au menu. On arrive au bout d'un moment a s'extirper de la ville, et on fonce (facon de parler Babeth, je faisais gaffe) vers Auroville, a 15 Km au nord. La, c'est vraiment le bonheur, genre Easy Rider en tongue et sur une petrolette sur les chemins de l"inde. Les routes sont beaucoup moins frequentees, a l'ombre de grands arbres, on se detend un peu. Auroville est une communaute fondee dans les annees 60, qui regroupe environ 900 personnes qui vivent dans des maisons dispersees dans la cambrousse autour d'un lieu de celebration central completement fou (faut voir les photos). Les maisons sont aussi relativement dingues, et il n'y a aucune route pour parcourir les nombreux kilometres sillonant cette zone, juste des chemins en terre, ce qui donne a Emilie l'occasion de s'essayer au pilotage de 2 roues pour la premiere fois de sa vie. Elle se debrouille comme une chef, surement un heritage de ses grands-peres... Une fois la visite de la ville finie, nous nous dirigeons sur des plages pour prendre quelques photos et en profiter un peu. Je vais meme me baigner (habille, c'est comme ca ici), histoire de dire que j'ai fait trempette dans le golfe du Bengale. Nous retournons ensuite sur Pondi, ou Pascal vient d'arriver, et nous le rejoignons a son bureau de l'Institut Francais de Pondicherry. Les retrouvailles font du bien. Ca faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas vu lu Puscule. On se ballade un peu, puis il nous dit de le suivre pour aller acheter des fringues. On l'attend dans la rue le temps qu'il aille chercher sa monture, et quand il arrive c'est vraiment la classe! Il roule en Royal Enfield, une sorte de mini Harley Indienne, mais qui fait un bruit de fou. Emilie ne met pas plus de 2 secondes a deserter notre bon vieux Tornado pour aller rejoindre Pascal sur sa moto. Rien de tel pour emballer je vous dis une Enfield! Une fois arrives au magasin, Pascal tient a nous offrir des habits, c'est vraiment une creme celui la. Nous aurons tous les 2 une Kurta (chemise lomngue). Merci encore Pascal.
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE:
Ce soir, on dort chez Pascal, mais il habite a 10 Km de Pomdy. Nous decidons d'y amener les sacs tout de suite, avant de revenir passer la soiree ici. Et croyez moi, 10Km avec nos gros sacs sur le dos, nos petits sacs sur le ventre, sous un debut de pluie, et a la nuit tombante, c'est sportif.Mais nous arrivons a bon port, et decouvrons l'appart de Pascal, en fait 2 etages d'une maison, ou tout est ouvert au grand air, sous un toit en feuilles de palmiers. Le reve. Petite douche, petit(s) rhum(s) des Antilles que Pascal a amene dans ses bagages, et on repart vers Pondi a la nuit pour manger. Tres bon repas dans un endroit que Pascal frequente souvent, puis nous allons au Toucan, le bar de son pote, ou nous avons mange hier. Il y a une soiree ou se retrouvent beaucoup de francais expatries. On y va, mais l'ambiance n'est pas trop a notre gout, genre boite de nuit, et plein de fashion victims. Je ne critique pas, je dis juste que ce n'est pas trop notre truc. Cela dit, ca ne nous empeche pas de boire quelques bieres, chose difficile a trouver dans certains coins de l'Inde. Fin de soiree a l'after sur le toit de la maison du patron, et vers 2h du matin, on rentre chez Pascal, toujours lui et Emilie en moto et moi sur Tornado, mais cette fois sous l'orage. La situation est surrealiste. Comduire avec Pascal dans les rues de Pondi la nuit sous la pluie, ca restera vraiment lomgtemps dans nos memoires. En arrivant chez lui, on se seche et on parle quelques temps, avant d'aller se coucher vers 3h30. Le lendemain au reveil, Pascal est alle nous chercher les croissants, une creme je vous dis. On part pour Pondi, pour trouver un bus en direction de Tanjore. On demande, on nous renseigne un peu, on nous trimballe, mais pas de bus. Herueusement que Pascal est la. Il nous indique une ligne qui pourra nous y mener avec une correspondance. Merci Pascal. On se separe la, vraiment contents de l'avoir vu, et avec des souvenirs pleins la tete.
TANJORE:
Apres notre correspondance, arrive a Tanjore. Le premier contact avec la ville est plutot decevant. Pas trop de charme, on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais surtout on est creve. Un autre probleme que l'on rencontre aussi dans le Tamil Nadu, c'est que tout est ecrit en Tamoule, et peu de gens parlent anglais, pas tres pratique pour nous. On mange dans une gargotte sur des feuilles de bananiers pour 49 Roupies a 2 (soit moins d'un euro), puis on va se coucher dans un hotel un peu sordide et bruyant. Le lendemain matin, reveil matinal pour aller visiter le grand Temple, vraiment impressionant, puis on enchaine avec le musee. Depart vers 11h pour Madurai, toujours en bus. On vient de decouvrir ce moyen de transport vraiment pas cher, mais pas tres confortable, mes jambes ne passent pas dans la place impartie...
MADURAI:
Arrivee a Madurai en fin d'apres-midi. On se renseigne un peu pour les bus dans 2 jours pour aller a Quillon, mais y'a pas grand chose, il faudra sans doute jouer avec les correspondances. On arrive en ville, et on se dirige vers un hotel indique par le Routard. En arrivant, il y a un elephant qui mange devant l'entree. Ca surprend, mais c'est sympa. Les chambres sont vraiment super, propres, avec balcon, donc on prend pour 350 Roupies. En plus, le patron nous donne des tuyaux. Si on va a Quillon, il y a un train de nuit, ce qui nous ferait economiser une nuit d'hotel, et gagner une journee de voyage. Valable ce patron! On va se ballader un peu en ville, puis on rentre manger a l'hotel. Un peu creves, nous allons nous coucher tot.
ENFIN, CE MATIN:
Reveil vers 7h30, et direction la gare pour reserver notre billet pour ce soir. Heureusement il reste encore de la place donc on prend nos places en sleeper. Ensuite, direction le temple, et vraiment ca impressionne. Je ne vais pas me lancer dans une description imagee, les photos parleront mieux. A la sortie, nous sommes passes chez un tailleur se faire faire des kurtas et un pantalon, qui seront prets dans quelques minutes. Autre grande nouvelle, nous avons pu donner notre linge a laver a l'hotel, et nous le recupererons ce soir. Il etait temps, la lessive au savon dans une bassine, ca ne corrige pas les traces laisses par la poussiere et la chaleur. Mon pantalon tenait debout tout seul!
Desole de ne pas pouvoir mettre de photos et de videos, ca aurait rendu le recit un peu moins lourd. Merci encore pour les commentaires. Merci a a la famille Coutin de permettre a mon pere d'avoir des nouvelles, je vous jure, je lui installe le net des mon retour!
En attendant de vous faire partager plus de choses, portez vous bien.
La bise.
PILOUEMILIE.
samedi 18 août 2007
ARRIVEE DANS LE SUD
Deja bien longtemps que nous n'avons pas donne de nouvelles, et pourtant, on en a des choses a raconter! Le probleme, c'est que la ville ou nous sommes en ce moment n'abrite qu'un seul point internet (ou nous sommes en ce moment), et que les moyens techniques laissent vraiment a desirer...J'avais commence la redaction d'un post pour vous raconter un peu ce qui s'est passe depuis 5 jours, mais l'ordinateur a coupe et tout est perdu. Je vais donc me contenter du minimum, d'autant que l'on ne peut pas mettre les photos sur ce PC...
Donc en bref, le vol Calcutta-Chennai s'est bien passe, je ne suis plus trop malade (apres consultation chez un medecin quand-meme), Emilie va tres bien, nous avons passe des moments extras avec Pascal (il va bien aussi) et nous sommes actuellement a Tanjore. Depart prevu demain pour Madurai, ou l'on essayera de mettre un peu plus de nouvelles, de photos et de videos. Mais pour nos mamans, ne vous inquietez pas, on va tres bien!
Je m'arrete la avant que ca ne coupe encore.
La bise.
PILOUEMILIE.
Donc en bref, le vol Calcutta-Chennai s'est bien passe, je ne suis plus trop malade (apres consultation chez un medecin quand-meme), Emilie va tres bien, nous avons passe des moments extras avec Pascal (il va bien aussi) et nous sommes actuellement a Tanjore. Depart prevu demain pour Madurai, ou l'on essayera de mettre un peu plus de nouvelles, de photos et de videos. Mais pour nos mamans, ne vous inquietez pas, on va tres bien!
Je m'arrete la avant que ca ne coupe encore.
La bise.
PILOUEMILIE.
mardi 14 août 2007
2 JOURS A CALCUTTA
L'escale a Benares s'est terminee tranquillement, ou plutot sans grande surprise, car le calme a Benares est quelquechose de bien rare. Il est d'ailleurs plutot "amusant' de voir comment les Indiens vivent leurs villes saintes, et comment nous vivons les notres. Essayez un peu de mettre la musique a fond, de chanter, ou de danser au Vatican, vous verrez comment vous allez etre recus! Et pourtant ici, tout se passe comme ca, tout est vivant. Comme quoi bruyant ne rime pas forcement avec irrespectueux...
Je disais donc escale terminee tranquillement dans le sens ou nos activites sont restees vraiment sommaires. Quelques achats sur le marche, mais je ne vais pas dire quoi, beaucoup sont des cadeaux. L'occasion de rendre encore un peu plus compte de la difference des negociations entre ici et l'Afrique. Sur les marches Africains, les vendeurs sont beaucoup plus aggressifs (dans le sens commercial du terme, ils ne sont en aucun cas violents), et une fois que tu as jete un oeil, c'est une sorte de jeu qui commence, et qui ne peut se finir que par la conclusion de la transaction. Ici, au debut, le vendeur nous donnait son prix, puis on donnait le notre (environ 4 a 5 fois moindre bien entendu), il nous disait non, donc on partait en se disant qu'il reviendrait nous chercher, mais rien! Donc on s'est retrouve quelques fois le bec dans l'eau, car dans ce cas la, tu ne peux pas y retourner, ou alors il va savoir que tu le veux vraiment son objet, et tu vas morfler! Donc on commence a prendre le coup, on se poste chacun devant des boutiques voisines, on negocie le prix pour la meme chose en se criant dans la rue ce que l'on obtient. Vu qu'ils vendent tous la meme chose, c'est pas mal pour faire jouer la concurrence, sachant que meme si nous estimons faire une affaire, nous sommes conscients de rester de beaux pigeons pour eux. Mais c'est gagnant-gagnant, ils gagnent un peu d'argent, et on a l'impression d'avoir gagne nous aussi!
Je disais donc escale terminee tranquillement dans le sens ou nos activites sont restees vraiment sommaires. Quelques achats sur le marche, mais je ne vais pas dire quoi, beaucoup sont des cadeaux. L'occasion de rendre encore un peu plus compte de la difference des negociations entre ici et l'Afrique. Sur les marches Africains, les vendeurs sont beaucoup plus aggressifs (dans le sens commercial du terme, ils ne sont en aucun cas violents), et une fois que tu as jete un oeil, c'est une sorte de jeu qui commence, et qui ne peut se finir que par la conclusion de la transaction. Ici, au debut, le vendeur nous donnait son prix, puis on donnait le notre (environ 4 a 5 fois moindre bien entendu), il nous disait non, donc on partait en se disant qu'il reviendrait nous chercher, mais rien! Donc on s'est retrouve quelques fois le bec dans l'eau, car dans ce cas la, tu ne peux pas y retourner, ou alors il va savoir que tu le veux vraiment son objet, et tu vas morfler! Donc on commence a prendre le coup, on se poste chacun devant des boutiques voisines, on negocie le prix pour la meme chose en se criant dans la rue ce que l'on obtient. Vu qu'ils vendent tous la meme chose, c'est pas mal pour faire jouer la concurrence, sachant que meme si nous estimons faire une affaire, nous sommes conscients de rester de beaux pigeons pour eux. Mais c'est gagnant-gagnant, ils gagnent un peu d'argent, et on a l'impression d'avoir gagne nous aussi!

Apres cette petite session achats, nous nous en retournons a l'hotel pour se poser un peu et tenir a jour notre journal de bord, riche de bientot 40 pages. Et la, nous goutons a toute la splendeur et la violence de la mousson. En 10 minutes, nous passons d'un endroit calme et reposant avec vue directe sur le Gange a un endroit sombre, ou l'on ne voit pas a 20 metres, et rince par des trombes d'eau. Je revais d'un peu de pluie pour nous raffraichir, mais en fait, il n'en fut rien! L'eau est chaude! Et quand je dis chaude, je ne veux pas dire agreable comme une pluie d'ete chez nous, je veux vraiment dire chaude! Quant au taux d'humidite, je pensais qu'on etait arrive au maximum depuis un moment, et bien non! Donc fin de journee sur la partie abritee de la terrasse, ou nous mangeons sous une sorte de festival de lezards. La pluie empeche les moucherons de voler, ils se mettent donc a l'abri, les lezards ont faim, donc il se collent sur les plafonds des terrasses abritees ou volent desormais lesdits moucherons. CQFD. C'est plutot marrant. Il faut s'y habituer, mais ces lezards sont rigolos. Plus gros que les notres, mais rigolos. Et surtout sans danger. Apres un bon petit repas (dont le prix moyen pour 2 personnes, avec boissons, tourne autour de 2 Euros), nous allons au lit. Je vous fais grace des eternels problemes d'endormissement, des troubles sonores matinaux ainsi que des coupures de courant repetees. Donc vers 8h, debout, et tout de suite, quelque chose me gene; j'ai mal a la gorge... Pas grave, on repart, nouveaux achats, ballade, puis on passe chez Barou pou le saluer et le remercier.
Cette rencontre aura vraiment marque notre voyage. Nous nous dirigeons ensuite vers la gare en rickshaw. Nous commencons a avoir quelques habitudes dans les gares, ou nous nous sommes vite rendus compte qu'il ne falait pas hesiter a se renseigner, et on fait bien. Notre train est prevu a 18h quai n*6, mais le prepose a qui nous nous adressons nous dit que ce n'est peut-etre pas definitif. Dix minutes avant l'arrivee du train, nous retournons nous renseigner, et en effet, le train a subitement change de quai! Nous montons dans notre wagon, et comme d'habitude, il ya des gens a notre place, ou du moins trop de gens pour pas assez de place, les couchettes n'etant pas depliees au depart du train. On commence a pester en Francais, d'autant que nous n'avons plus de place pour poser nos sacs, et il est hors de question de dormir avec eux. J'ai deja assez de mal a dormir avec moi dans l'etroitesse des couchettes (fais gaffe MereGeouille, je t'entends deja soumettre l'idee que le probleme ne viendrait pas de l'etroitesse des couchettes mais plutot de ma largeur, et ca ne me plait que moyennement...).! On finit par s'arranger, et aller se coucher, mais encore une fois, nuit difficile. Mes pieds ne depassent plus, mais le voisin ronfle a un niveau sonore digne des plus grands concerts de rock, et les mecs sous nos couchettes n'arretent pas de s'engueuler. La trime! Encore une nuit rude...
Cette rencontre aura vraiment marque notre voyage. Nous nous dirigeons ensuite vers la gare en rickshaw. Nous commencons a avoir quelques habitudes dans les gares, ou nous nous sommes vite rendus compte qu'il ne falait pas hesiter a se renseigner, et on fait bien. Notre train est prevu a 18h quai n*6, mais le prepose a qui nous nous adressons nous dit que ce n'est peut-etre pas definitif. Dix minutes avant l'arrivee du train, nous retournons nous renseigner, et en effet, le train a subitement change de quai! Nous montons dans notre wagon, et comme d'habitude, il ya des gens a notre place, ou du moins trop de gens pour pas assez de place, les couchettes n'etant pas depliees au depart du train. On commence a pester en Francais, d'autant que nous n'avons plus de place pour poser nos sacs, et il est hors de question de dormir avec eux. J'ai deja assez de mal a dormir avec moi dans l'etroitesse des couchettes (fais gaffe MereGeouille, je t'entends deja soumettre l'idee que le probleme ne viendrait pas de l'etroitesse des couchettes mais plutot de ma largeur, et ca ne me plait que moyennement...).! On finit par s'arranger, et aller se coucher, mais encore une fois, nuit difficile. Mes pieds ne depassent plus, mais le voisin ronfle a un niveau sonore digne des plus grands concerts de rock, et les mecs sous nos couchettes n'arretent pas de s'engueuler. La trime! Encore une nuit rude...
Au petit matin, nous sommes face a 2 chose. La premiere, c'est Calcutta, ce qui parait logique, vu que c'etait notre destination. La deuxieme, c'est que je suis vraiment malade, ce qui parait moins logique, car chopper la creve ici, on n'y avait penser! On a des medicaments contre tout, sauf contre ca! Et autant vous dire que je passe un peu pour un con, la seule chose que j'ai pour me proteger la gorge, c'est un tour de cou en polaire! Un peu chaud l'affaire. Calcutta s'annonce donc difficile physiquement pour moi, et moralement pour Emilie, parceque je crois que je suis un petit peu chiant quand je suis malade (c'est ce qu'elle dit...). Donc on arrive a la gare, et tu es plonge direct dans l'ambiance. Howra, la gare de Calcutta, est la plus grande d'Asie. Deja que c'est le borbel dans les petites, alors je vous laisse imaginer ici! Il y a meme des voitures qui circulent a l'interieur, sur les quais. Une maree humaine, une sorte de vague qui nous porte, si bien que l'on sort de la gare sans vraiment savoir ou on est, et pourquoi on est sorti la. On rerentre donc, et on trouve enfin notre chemin, a savoir un bateau qui doit nous emmener de l'autre cote de la riviere. Le petit trajet d'une dizaine de minutes est sympa, avec une belle vue sur le pont de la ville, malheureusement interdit a photographier... Une fois arrive, c'est encore la meme chose, taxi, puis on sillone les rues pour trouver un hotel. C'est fait relativement rapidement, et nous sommes plutot contents. Une chambre au Gulistan pour 350Rs, avec tele, douche et tout, la plus "luxueuse" depuis notre arrivee. On sort ensuite pour visiter un peu, a commencer par le Musee National. C'est franchement pas terrible, le plus interressant etant le batiment en lui meme (j'exagere, la collection de statues en bronze et quand meme pas mal), donc on en fait le tour en 1 heure. Direction petit resto, puis on se ballade dans les rues et sur le marche. On ne sait pas si c'est le manque d'envie, ou le fait que nous venons de visiter 4 villes super avant celle la, mais Calcutta nous
semble bien moins interressante, mis a part l'attrait aue peut presenter la vue des rickshaws pullers, ces hommes qui tractent leurs clients a bout de bras sur leur cariolle. De toutes facons, nous n'y restons que 2 jours. Demain, direction l'aeroport pour un depart a 17h direction Chennai dans le sud. On nous a dit que c'etait plus calme la-bas. Et si tout va bien, dans 4 jours, on verra le Pascal pour le week-end.
semble bien moins interressante, mis a part l'attrait aue peut presenter la vue des rickshaws pullers, ces hommes qui tractent leurs clients a bout de bras sur leur cariolle. De toutes facons, nous n'y restons que 2 jours. Demain, direction l'aeroport pour un depart a 17h direction Chennai dans le sud. On nous a dit que c'etait plus calme la-bas. Et si tout va bien, dans 4 jours, on verra le Pascal pour le week-end.Desole si ce recit vous semble un peu long, j'essaye d'aller a l'essentiel autant que possible, mais c'est tellement riche en experiences! Il nous restera bien des anecdotes a vous raconter en rentrant...
dimanche 12 août 2007
SE PERDRE A BENARES...
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Voila, l'etape Agra est passee. La transition ne s'est pas faite sans mal jusqu'a Benares. Je vous parlais des 13 heures de train, mais c'etait sans compter sur les 5 heures de retard au depart...la compagnie des trains Indienne nous ferait presque regretter la SNCF! Donc apres une longue
attente a la gare, nous montons enfin dans notre train de nuit direction Benares. Le hasard a fait que nous avons partage notre compartiment avec 4 francais, mais pas vraiment le temps de parler avec eux, la fatigue s'est fait sentir rapidement. Le probleme, c'est que la facon de dormir dans ces trains reste pour moi une enigme. Pour Emilie ca va, ceux qui la connaisse savent bien qu'elle a cette formidable capacite a sombrer en moins de 2 minutes, et ce n'importe ou. Pour moi, ca se complique. Entre le vieux d'en face qui ronfle et les vendeurs qui te reveillent en pleine nuit pour savoir si tu veux manger c'est pas evident. En plus, les Indiens ne sont pas de tres grande taille, et ils ont concu les couchettes de train a leur image. Bien que je ne sois pas un geant, mes pieds depassent de 10cm dans l'allee, et les passants ne jugent pas utile de m'eviter. Mais bon, passons... Arrivee a Benares vers 8h30 du matin Samedi, et comme d'habitude, le balais des rickshaws qui te harcellent pour t'emmener. On s'eloigne un peu, on en choisi un, et lui demandons de nous emmener au ghat
Manikarnika ou nous avons repere un hotel dans le guide. Il nous pose au bout d'un moment en nous disant que ce n'est qu'a quelques metres. On y va, on demande, on avance, on redemande, puis on se rend compte qu'il nous a laisse a l'entree du chowk, le marche de la vieille ville. Nous aimons ce genre d'endroit, tres animes, grouillant de tous cotes, mais pas des le matin avec 20 kilos de sacs sur le dos, une chaleur d'enfer, et sans savoir ou dormir. Du coup, de demande de renseignements en demandes de renseignements, on trouve notre ghat et notre hotel apres une heure et quart de marche. On prend une chambre sans grand charme et limite propre, mais vu notre etat, on ne pouvais plus reflechir. De plus, le prix est relativement correct, a 200 Roupies la chambre, soit 4 Euros. Petite sieste, puis vers midi, on repart dans l'autre sens pour gagner les ghats principaux, et essayer de trouver Barou, un contact indien qui nous avait ete donne en France. Il faut repasser par le chowk pour aller sur ces ghats, le niveau du Gange etant haut en cette saison, et si se perdre est le meilleur moyen de connaitre un endroit,
alors nous connaissons bien le chowk. C'est un veritable dedalle de ruelles, larges d'a peine 2 metres, sombres, bruyantes et odorantes, ou se bousculent pietons et cyclos, en essayant de slalomer emtre les vaches (par centaines) et les bouses (par milliers). C'est vraiment une ambiance irreelle. Tu as l'impression de ne rien choisir, d'etre porte par la foule quand tu restes dans les arteres principales. C'est impressionant, mais jamais effrayant. Au bout de quelques temps, nous trouvons enfin le Dasashwamedha ghat ou doit etre Barou. On demande, il n'est pas la, mais son neveu nous conduit au travers de petites ruelles jusqu'a sa maison (en fait une seule piece au fond d'une cours). Il nous recoit avec sa femme et son fils, n
ous montre des photos de lui et nos contacts francais (merci Giselle et Daniel), nous offre le traditionnel tchai (the au lait), puis nous emmene nous ballader un peu. Nous separons ensuite en se donnant rendez vous a 18h pour qu'il nous emmene en bateau sur le Gange voir d'autres ghats plus en amont, avant de redescendre voir la Puja, ceremonie d'ofrande et de celebration au fleuve. Les autres ghats sont interressants, avec notament des anciens palais de Maharadjas au bord de l'eau, mais aussi le ghat de la cremation. En fait, pour mettre fin au cycle interminable de reincarnations, un hindou doit mourrir a Benares, et y etre incinere. Deux sites sont donc consacres a ces cremations, et on dit ici que le feu ne s'est jamais eteint depuis des milliers d'annees. Nous nous rendrons compte plus tard qu'effectivement, les ceremonies ont lieu 24h/24. Nous redescendons sur les Mains Ghats pour la Puja, et la, c'est vraimen
t un autre monde. Cinq brahmanes celebrent le fleuve au son de la musique et des chants traditionels, en lui faisant des offrandes, et en officiant devant des centaines de personnes, aussi bien sur les berges que dans les bateaux (notre cas). L'ambiance est a la fois festive et mystique, c'est vraiment un spectacle sans pareil. Vers 21h30, Barou nous ramene a notre hotel en bateau, heureusement, car le chowk la nuit, faut vraiment un GPS. Nous accostons juste a cote des brasiers de cremations. Ils ont ici un rapport a la mort qui est bien different au notre. Les cadavres sont juste entoures d'un drap, mais pas caches. Tout se fait en exterieur, a la vue de tous. Les corps sont amenes jusqu'a ces ghats a pieds, par la rue. Mais ici c'est comme ca, c'est bizarre au debut, mais c'est comme ca!
attente a la gare, nous montons enfin dans notre train de nuit direction Benares. Le hasard a fait que nous avons partage notre compartiment avec 4 francais, mais pas vraiment le temps de parler avec eux, la fatigue s'est fait sentir rapidement. Le probleme, c'est que la facon de dormir dans ces trains reste pour moi une enigme. Pour Emilie ca va, ceux qui la connaisse savent bien qu'elle a cette formidable capacite a sombrer en moins de 2 minutes, et ce n'importe ou. Pour moi, ca se complique. Entre le vieux d'en face qui ronfle et les vendeurs qui te reveillent en pleine nuit pour savoir si tu veux manger c'est pas evident. En plus, les Indiens ne sont pas de tres grande taille, et ils ont concu les couchettes de train a leur image. Bien que je ne sois pas un geant, mes pieds depassent de 10cm dans l'allee, et les passants ne jugent pas utile de m'eviter. Mais bon, passons... Arrivee a Benares vers 8h30 du matin Samedi, et comme d'habitude, le balais des rickshaws qui te harcellent pour t'emmener. On s'eloigne un peu, on en choisi un, et lui demandons de nous emmener au ghat
Manikarnika ou nous avons repere un hotel dans le guide. Il nous pose au bout d'un moment en nous disant que ce n'est qu'a quelques metres. On y va, on demande, on avance, on redemande, puis on se rend compte qu'il nous a laisse a l'entree du chowk, le marche de la vieille ville. Nous aimons ce genre d'endroit, tres animes, grouillant de tous cotes, mais pas des le matin avec 20 kilos de sacs sur le dos, une chaleur d'enfer, et sans savoir ou dormir. Du coup, de demande de renseignements en demandes de renseignements, on trouve notre ghat et notre hotel apres une heure et quart de marche. On prend une chambre sans grand charme et limite propre, mais vu notre etat, on ne pouvais plus reflechir. De plus, le prix est relativement correct, a 200 Roupies la chambre, soit 4 Euros. Petite sieste, puis vers midi, on repart dans l'autre sens pour gagner les ghats principaux, et essayer de trouver Barou, un contact indien qui nous avait ete donne en France. Il faut repasser par le chowk pour aller sur ces ghats, le niveau du Gange etant haut en cette saison, et si se perdre est le meilleur moyen de connaitre un endroit,
alors nous connaissons bien le chowk. C'est un veritable dedalle de ruelles, larges d'a peine 2 metres, sombres, bruyantes et odorantes, ou se bousculent pietons et cyclos, en essayant de slalomer emtre les vaches (par centaines) et les bouses (par milliers). C'est vraiment une ambiance irreelle. Tu as l'impression de ne rien choisir, d'etre porte par la foule quand tu restes dans les arteres principales. C'est impressionant, mais jamais effrayant. Au bout de quelques temps, nous trouvons enfin le Dasashwamedha ghat ou doit etre Barou. On demande, il n'est pas la, mais son neveu nous conduit au travers de petites ruelles jusqu'a sa maison (en fait une seule piece au fond d'une cours). Il nous recoit avec sa femme et son fils, n
ous montre des photos de lui et nos contacts francais (merci Giselle et Daniel), nous offre le traditionnel tchai (the au lait), puis nous emmene nous ballader un peu. Nous separons ensuite en se donnant rendez vous a 18h pour qu'il nous emmene en bateau sur le Gange voir d'autres ghats plus en amont, avant de redescendre voir la Puja, ceremonie d'ofrande et de celebration au fleuve. Les autres ghats sont interressants, avec notament des anciens palais de Maharadjas au bord de l'eau, mais aussi le ghat de la cremation. En fait, pour mettre fin au cycle interminable de reincarnations, un hindou doit mourrir a Benares, et y etre incinere. Deux sites sont donc consacres a ces cremations, et on dit ici que le feu ne s'est jamais eteint depuis des milliers d'annees. Nous nous rendrons compte plus tard qu'effectivement, les ceremonies ont lieu 24h/24. Nous redescendons sur les Mains Ghats pour la Puja, et la, c'est vraimen
t un autre monde. Cinq brahmanes celebrent le fleuve au son de la musique et des chants traditionels, en lui faisant des offrandes, et en officiant devant des centaines de personnes, aussi bien sur les berges que dans les bateaux (notre cas). L'ambiance est a la fois festive et mystique, c'est vraiment un spectacle sans pareil. Vers 21h30, Barou nous ramene a notre hotel en bateau, heureusement, car le chowk la nuit, faut vraiment un GPS. Nous accostons juste a cote des brasiers de cremations. Ils ont ici un rapport a la mort qui est bien different au notre. Les cadavres sont juste entoures d'un drap, mais pas caches. Tout se fait en exterieur, a la vue de tous. Les corps sont amenes jusqu'a ces ghats a pieds, par la rue. Mais ici c'est comme ca, c'est bizarre au debut, mais c'est comme ca!La nuit a ete encore une fois rude, l'electricite etant ici une denree sporadique. (ca nous ferait presque regrette EDF Roland...) Le ventilo s'arrete donc souvent, entrainant une sudation rapide et intense sans meme bouger une paupiere. En plus, l'eau coule quand elle veut ici. Au matin, c'est decide, on change d'hotel. En attendant, c'est reveil a 5h, traversee du chowk (on se repere mieux) et on repare avec Barou pour les ablutions du matin vues depuis le fleuve. Le spectacle est vraiment interessant, j'ai envie de dire comme a la tele, dans les reportages de l'apres-midi sur France 5! On prend quelques photos, mais on se sent genes de rentrer ainsi dans l'intimite des gens, meme s'ils ont l'air habitue.
Fin de ballade, on va chercher nos affaires avec Barou pour aller dans notre nouvel hotel, ou les chambres sont toujours sordides, mais la terrasse du restaurant a une vue imprenable sur le Gange et ses lavandieres. Apres l'installation, petite sieste sans reussite (pas d'electricite donc pas de ventilo la journee apparement), puis on retourne parcourir le marche. On fait nos premiers achats, rien de bien grand, quelques souvenirs, avant de retourner finir l'apres midi pres des ghats.
Fin de ballade, on va chercher nos affaires avec Barou pour aller dans notre nouvel hotel, ou les chambres sont toujours sordides, mais la terrasse du restaurant a une vue imprenable sur le Gange et ses lavandieres. Apres l'installation, petite sieste sans reussite (pas d'electricite donc pas de ventilo la journee apparement), puis on retourne parcourir le marche. On fait nos premiers achats, rien de bien grand, quelques souvenirs, avant de retourner finir l'apres midi pres des ghats.Merci pour tous les commentaires, ca fait plaisir de voir qu'on pense a nous en France. Et surtout un merci tout paticulier a Gisele et Daniel pour le contact de Barou. Il no
us a fait decouvrir la ville sous un aspect different, et c'est vraiment une personne extra. Nous lui avons remis votre cadeau.
us a fait decouvrir la ville sous un aspect different, et c'est vraiment une personne extra. Nous lui avons remis votre cadeau.
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